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Renouvellement du mandat de la MONUSCO : Kinshasa et l’ONU parlent le même langage

NEW YORK, 30 août (Xinhua) -- Les représentants participent à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU au siège de l'ONU à New York, le 30 août 2012. La réunion a été convoquée par la France, qui assume la présidence tournante du Conseil pendant ce mois-ci. Fin

Le Représentant de la RDC aux Nations Unies, l’Ambassadeur Ignace Gata plaide pour un changement de stratégie des FARDC et de la Mission Onusienne pour mater les groupes armés actifs à l’Est du pays

Des pourparlers ont déjà commencé à New-York, siège des Nations Unies entre l’ONU et le Gouvernement de la RDC pour le renouvellement du mandat de la MONUSCO pour une période d’une année. Donc, de mars 2019 à mars 2020.  Ce renouvellement s’intervient avec le changement au sommet de l’État en RDC, avec l’arrivée aux affaires de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo comme président de la République. Cela fait que cette fois-ci, les  discussions entre Kinshasa et New-York au sujet du  renouvellement du mandat de la mission onusienne en RDC  ont eu lieu dans une ambiance amicale.

La RD Congo accepte le renouvellement du mandat de la MONUSCO et sa rédimension qualitative des troupes, qui doivent être aguerries et dont le nombre devrait être réduit.  Pour le Gouvernement de la RDC, cette réduction ne doit pas concerner la Brigade d’intervention rapide de la MONUSCO, auteur de la mise en déroute de la rébellion du M23 en 2012.

En attendant les discussions ONU-partie congolaise, la MONUSCO agit conformément à la Résolution 2409 adoptée le 27 mars 2018 par le conseil de sécurité, lors de sa 8216ème séance. Certes, la Résolution 2409 met un accent sur la protection des civils, mais aussi sur l’appui au processus électoral. La nouvelle Résolution pourrait accorder à la MONUSCO les prérogatives de coopérer avec les nouvelles autorités en vue de l’instauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

Franchise d’Ignace Gata Mavita

Dans son intervention du haut de la tribune des Nations Unies,  Ignace Gata Mavita, ambassadeur de la RDC à l’ONU, a appelé le Conseil de sécurité à privilégier, dans la nouvelle résolution prorogeant le mandat de la MONUSCO, le changement des stratégies dans la lutte contre les groupes armés qui écument la partie orientale de la RDC, notamment les rebelles ougandais de l’ ADF.

« Comme nous l’avions déjà évoqué devant votre Conseil, le mode opératoire de cette force négative, dont pourtant les bastions avaient déjà été démantelés, doit amener les FARDC et la MONUSCO à revoir leurs stratégies et à conjuguer leurs efforts pour la neutraliser et sécuriser d’une manière durable les populations de cette partie du pays en vue de mettre un terme aux souffrances qu’elles endurent depuis de longues années », a recommandé Ignace Gata.

Il a recommandé aussi au Conseil de sécurité de « doter les troupes  de la MONUSCO en moyens et en équipements appropriés de manière à renforcer leurs capacités opérationnelles pour combattre les menaces asymétriques sur le terrain ».

Pour l’Ambassadeur de la RDC à l’ONU, la priorité dans cette nouvelle configuration de la MONUSCO serait de  renforcer  la Brigade d’intervention rapide de la mission onusienne, afin de permettre à celle-ci de mater les rebelles ougandais de l’ADF, actifs dans la région de Beni.

« Dans ce contexte, le déploiement des troupes devrait prendre en compte les zones dans lesquelles la menace est avérée et où la Mission peut encore jouer un rôle. Un désengagement devrait donc être envisagé dans les zones ou la menace n’est plus attestée », a fait savoir Gata Mavita.

Le diplomate  a fait remarquer que le gouvernement  de la RDC reste déterminé à poursuivre les efforts déjà engagés dans le cadre de cette lutte contre les groupes armés. C’est la raison pour laquelle, a–t-il expliqué, les effectifs militaires de cinq régiments sur les 12, en activité dans le secteur opérationnel Sokola 1, dans la Région de Beni, ont été renforcés par 2500 hommes et un équipement approprié.

La RDC  à travers son ambassadeur à l’ONU a sollicité auprès de la Communauté internationale le soutien au processus de désarmement volontaire pour que les combattants, qui se rendent en déposant les armes, puissent bénéficier de l’encadrement nécessaire dont ils ont besoin pour leur réinsertion sociale.

Forte action des ONGDH à New-York

Les organisations de la société civile de défense et de promotion des droits de l’homme membres de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’homme(FIDH)ont déclenché à New-York des actions de lobbying et de plaidoyer auprès des diplomates représentants  des pays permanents au Conseil de sécurité pour le maintien de la MONUSCO.  Pour ces organisations, la RDC doit coopérer pleinement avec la MONUSCO et le maintien de celle-ci s’avère nécessaire pour le renforcement du volet  droits humains du nouveau mandat.

A en croire un délégué de ces associations, la présence de la MONUSCO en RDC est toujours nécessaire car, beaucoup reste à faire en ce qui concerne la question des droits humains.

Par GKM

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