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Les décisions de la réunion interinstitutionnelle : Le FCC dans l’embarras, le MLC étonne

Fcc front commun du congo

Les anciens dignitaires soufflent le chaud et le froid pendant que le parti de JP Bemba verse encore dans l’amalgame

Peu après l’annonce de trois décisions prises au cours de la réunion interinstitutionnelle, à savoir « la suspension de l’installation des sénateurs nouvellement élus »,  « la suspension de la tenue de la prochaine de l’élection des gouverneurs de province » et «  l’instruction au Procureur général près la Cour de cassation pour des enquêtes contre les corrupteurs et les corrompus », le Front commun pour le Congo (FCC) est monté au créneau pour les rejeter , tout en les qualifiant d’anticonstitutionnelles. Tous les bonzes de cette plateforme avaient pris part à la réunion ayant sanctionné cette prise de position dure.

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la  Démocratie  (PPRD), le parti phare de cette structure sous l’autorité de Joseph Kabila, n’est pas resté différent  en réagissant de la même manière que le FCC. L’Éveil de Conscience pour le Travail et le Développement (ECT), parti politique membre du regroupement politique Action Alternative pour le Bien Être et le Changement(AAB), s’est fait remarquer hier mardi 19 mars  en enfonçant une porte déjà ouverte.

Comme pour dire que l’ancien ministre de l’Aménagement du territoire, Félix Kabange Numbi, n’a pas aménagé les trois principales décisions prises à la Cité de l’Union africaine, à l’issue de la réunion interinstitutionnelle, tenue en marge des élections sénatoriales vraiment atypiques au cours desquelles les méfaits de la corruption ont été relevés.
En dehors de cette prise de position de l’ECT, il a été enregistré des réactions moins tranchées dans les rangs du FCC. Me Aimé Kilolo, l’ancien Avocat de JP Bemba à la Cour Pénale Internationale, ne trouve rien d’alarmant par rapport aux résolutions prises à la cité de l’Union Africaine.

En sa qualité de Porte-parole du FCC, il a dit  apprécier la volonté du président de la République de mettre fin à la fraude et la corruption, après que ce dernier ait suspendu l’installation du Sénat et fait reporter les élections des gouverneurs, à la suite d’allégations de corruption des députés provinciaux. Il a, se confiant à Radio  Okapi, appelé la justice à faire son travail en toute indépendance et à respecter la Constitution.

Il a conclu que les mesures prises au cours de la réunion interinstitutionnelle  ne sont  pas de nature à assombrir le rapport entre FCC et CACH (Cap pour le changement). Un  ancien  membre du cabinet de l’ex Président a  abondé dans le même sens dans compte twitter. Comme pour dire que le problème n’est pas abordé de la même manière dans cette famille politique, en manque d’arguments massue pour contrecarrer la lutte voulue à l’endroit de la corruption.

La réaction de l’autre ténor de la MP devenue Majorité dont on connait les affinités avec le FCC ,André Alain Atundu, qui a porté plainte pour des actes avérés de corruption , appuie les mesures prises le lundi .Pour lui,  « ces décisions vont dans le sens de sauvegarder la sérénité démocratique au pays, de permettre la justice d’identifier et de poursuivre les coupables afin que nous puissions répartir du bon pied » ,se confiant à un média en ligne.

L’émotion encore et toujours elle

L’ancien avocat de JP Bemba à la CPI a reconnu que la réunion interinstitutionnelle  reste un cadre de concertations capables d’orienter la vie politique. Mais c’est fort d’une orientation  que les élections partielles, qui interviennent à la fin de ce mois à Yumbi, au Maï-Ndombe et dans deux circonscriptions électorales du Nord-Kivu, à savoir Beni et Butembo, ont été reportées en décembre 2018, à l’issue de la dernière  réunion interinstitutionnelle présidée par Joseph Kabila. Un véritable cas de jurisprudence, que tout acteur politique ne doit pas ignorer.

Au Mouvement de Libération du Congo (MLC), c’est l’amalgame qu’on reproche aux autres qui est constaté, à travers le communiqué de presse élaboré hier par son Secrétaire général adjoint. Alors que le débat est vraiment clos sur la Présidentielle du 30 décembre 2018, avec l’arrêt rendu irrévocable de la Cour constitutionnelle, on continue à contester la légitimité du nouveau Chef d’État. Rien de solide contre les trois décisions prises le lundi 19 mars à la Cité de l’UA.

La clameur publique contre les actes de corruption lors des Sénatoriales et les dénonciations faites par diverses personnalités politiques doivent interpeller le Président de la République,   en vertu de l’article 69 de la Constitution en vigueur. Cette disposition lui donne tous  les pouvoirs de bien veiller au bon fonctionnement des institutions.

Par MKM

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