..."/>

Au regard des graves crimes commis sur le territoire congolais : La mise en place d’une « Commission Vérité et Réconciliation » s’impose en RDC !

crimes commis sur le territoire congolais en rdc

L’ampleur et la nature tant généralisée que systématique des crimes commis, notamment contre les femmes , les enfants ou contre certains groupes pour des motifs ethniques , politiques ou liés à la nationalité en RDC durant ces vingt dernières années en RDC, doivent pousser les nouvelles autorités  congolaises à engager une réflexion pour la mise en place d’une « Commission Vérité et Réconciliation »(CVR).

C’est ce qu’a recommandé la Fédération Internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH) aux autorités congolaises, à travers une feuille de route.  En effet, la Commission Vérité et Réconciliation est un mécanisme national de justice transitionnelle, chargée de faire la vérité sur les crimes du passé, de proposer des mesures de réparations pour les victimes et des réformes institutionnelles.

Cette commission, une fois mise en place, devrait permettre  de faire la lumière sur les épisodes de l’histoire du pays ayant donné lieu aux plus graves violations des droits de l’homme.  Tout en permettant d’éclairer le passé, la CVR, par l’analyse des mécaniques de la violence, en particulier  contre certains groupes particulièrement affectés, le mécanisme de Vérité  et de réconciliation devrait permettre à la RDC de refonder le lien entre l’État et les citoyens,  dans une perspective de promouvoir une réconciliation et une véritable unité nationale et mettre fin à la répétition des cycles de violences.

Après le dialogue inter-congolais de Sun City,  la CVR était parmi les institutions d’appui à la démocratie durant la transition  1+4.  Mais cette institution citoyenne n’était pas à la hauteur de la mission lui confié par les assises de Sun City.

Préservation de la mémoire  

L’utilisation persistance et systématique des violences sexuelles et basées sur le genre devrait également être examinée par la CVR. Mais la réponse à ce genre de question devrait trouver solution par le bais d’un seul processus judiciaire , qui ne peut mettre en cause que la responsabilité d’un nombre restreint d’auteurs , sans prendre en compte les besoins de vérité et de justice  de tout un peuple  et des familles des nombreuses victimes , et pour les enjeux de la préservation de la mémoire.

Au Kasaï, des crimes d’une ampleur  et gravité sans précédent ont fait des centaines de victimes. Celles-ci ont subi des dommages matériels et moraux considérables,  suite aux terribles violences qu’elles ont subies. Ces personnes ont droit à réparation et l’État congolais à l’obligation de couvrir l’intégrité des préjudices subis par les victimes, en octroyant des réparations, qui peuvent prendre divers aspects : l’indemnisation, la réadaptation, la  satisfaction et les garanties de non renouvellement des violations.

Par GKM

*

*

Monter

Login

Lost your password?