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Face au FCC qui a visiblement un autre agenda : La prudence vivement recommandée à Félix Tshisekedi

Félix Tshisekedi à lubumbashi

L’ancienne Majorité présidentielle donne l’impression de vouloir tout noyauter pour ridiculiser l’ex opposition radicale

Des informations en circulation depuis le week-end dernier ne rassure pas sur le bon virage du partenariat FCC-CACH. Les secrets des concertations tenues à Kisantu, dans la province du Kongo Central, livrés sûrement en ballon d’essai à travers les médiaux sociaux, ont été vite désapprouvés par plusieurs milieux politiques et autres observateurs avertis, sans oublier maints zélateurs du changement.

Le Front Commun pour le Congo se propose de prendre 80% de postes ministériels en laissant le reste, soit 20%, au Cap pour le changement. Il aurait été brandi à la délégation de la plateforme mise sur pied à Nairobi par l’UDPS et l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), d’après les mêmes sources, la candidature à la Primature d’une personnalité jusque-là repoussée ici et ailleurs, en vue de la révision du quota des ministères, de 20 à 40 %.

Il se fait malheureusement que pendant la même période, une vidéo a été balancée sur les réseaux sociaux exhibant les prouesses du Président intérimaire de l’UDPS sur un cheval, avec un commentaire d’Azarias Ruberwa Manywa. Le moment de ce loisir ne s’y prêtait pas, au regard du blocage des concertations à Mbuela Lodge, où les deux délégations s’étaient retranchées dans le cadre du partenariat FCC-CACH. C’est le même Jean-Marc Kabund-a-Kabund qui avait calmé les esprits en signant un communiqué commun à côté de Néhémie Mwilanya Wilondja, au moment où un débat houleux était engagé sur la désignation d’un informateur par le chef de l’État.

Un autre cadre de l’UDPS, connu généralement pour ses propos  très tranchants, était venu à la rescousse du Président intérimaire du parti. Et c’était peu avant la mise sur pied des bureaux  des Assemblées provinciales et les élections des Gouverneurs et Vice-gouverneurs de provinces. Les résultats tirés de ces opérations poussent aujourd’hui le FCC à s’arroger le droit d’avoir les ¾ des postes ministériels, encore que les ministères concernés n’aient pas été abordés. Quel est alors le sens du partenariat ?

Des voix se sont  élevées pour déplorer cette situation. C’est le cas du candidat malheureux au Gouvernorat de Kinshasa, Laurent Batumona, qui ne trouve pas nécessaire de continuer avec  ce fameux partenariat, du fait que l’une des parties s’accroche à ses intérêts. Faut-il rappeler que la délégation du FCC à Kisantu a été constituée de gens bien aguerris dans la déstabilisation. Les uns et les autres ont été pour beaucoup dans le débauchage depuis la libéralisation de l’espace politique en RDC et pendant le régime des Kabila.

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo doit vite, dès à présent,  penser à son avenir et à celui de son parti politique. Il veut imprimer ses marques, mais il doit compter sur toutes les ressources possibles au sein de sa formation politique et bien saisir et comprendre le message qui revient en rengaine de la part de la population, à savoir « Le peuple d’abord ».

Le slogan de son défunt père en 2011 lui est répété. Un message clair dans le but de lui demander de se préoccuper de l’intérêt communautaire. En outre, sa victoire est l’aboutissement des 37 ans de lutte menée par l’UDPS pour l’aboutissement d’un État de droit, soucieux de la promotion de la dignité humaine et des Droits de l’homme.

Quant au FCC, ses ténors doivent quand même faire profil bas et éviter de s’attirer la colère de la population qui, dans sa majorité, croupit dans la misère, à cause  de leur mauvaise gouvernance. Plusieurs acteurs sociaux ne cessent de le répéter, sans oublier les rapports de certaines instances internationales des finances.

Par MKM

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