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Le samedi 13 avril au Centre Wallonie-Bruxelles/Kinshasa : Charles Kaniki Mpiana a présenté son recueil de poèmes « Les chants du cygne de Jadotville»

La bibliothèque du Centre Wallonie-Bruxelles/Kinshasa a accueilli, le samedi 13 avril dans la matinée, la présentation du recueil de poèmes « Les chants du cygne de Jadotville», de Charles Kaniki Mpiana.  L’auteur a d’abord présenté le contexte l’ayant amené à créer cet ouvrage de 178 pages, fustigeant au passage le peu de goût pour la lecture des Congolais. « Le RD Congolais ne lit pas assez, n’écrit pas assez, au lieu de s’élever, le RD Congolais préfère posséder » s’est exclamé l’homme de lettres.

L’écrivain s’est aussi demandé s’il fallait rire ou pleurer face à  la médiocrité ambiante, à l’environnement dans lequel baignent les Congolais. Le poète s’est d’ailleurs interrogé à haute voix, se demandant « quel GPS intellectuel il faut imposer… » Il a prévenu que demain « comme des naufragés nous risquons de toucher le fond. »

Le RD Congolais ne lit pas assez, n’écrit pas assez…

Citant Verlaine et avouant son admiration pour le poète français ainsi que pour son compatriote Huysmans,  le versificateur a parlé de son parcours scolaire puis universitaire, l’ayant amené de Jadotville (désormais Likasi) à l’Université Lovanium puis à l’Université catholique de Louvain, en Belgique. Il a rendu hommage au président de Gaulle pour son style littéraire qui l’a influencé durant son enfance. Charles Kaniki Mpiana a également salué le mouvement littéraire de la négritude.

Le professeur Florent Babaapu, dans sa présentation de l’ouvrage de Charles Kaniki Mpiana, s’est étendu sur les paratextes, la couverture, la quatrième de couverture, la dédicace à Stève, faisant remarquer qu’il manquait au livre le feuillet de garde. Pour lui, il s’agit d’une anthologie de la poésie élaborée par l’auteur, avec des poèmes de genre lyrique dans lesquels l’écrivain se remémore la mort de ses proches, la solitude en Belgique et autres faits triste de sa vie.

Une œuvre composite

Le professeur Philippe Masegabio Nzanzu a pour sa part révélé qu’il avait la chance de lire les épreuves du livre. Il a signalé que pour lui l’ouvrage est une œuvre composite, comprenant des poèmes mais aussi des récits ou encore des nouvelles.  Quant au linguiste Omer Tukunda, il a fait une longue recension du livre. Quelques personnes choisies on ensuite partagé des témoignages sur l’auteur de l’ouvrage.

Signalons que la modération a été effectuée par Willy Mudiandambu, président provincial de l’Union des Écrivains Congolais (UECO).  Le professeur Charles Kaniki Mpiana est un latiniste chevronné. Né le 7 février 1944, il est licencié en philosophie et lettres de l’université catholique de Louvain, en Belgique.

Par Yves Mitondo

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