..."/>

Fonctionnant dans tous les domaines comme deux vases communicants : Les deux Kivu devraient faire l’objet d’une même étude de la part du Chef de l’Etat

Chef de l'Etat au sud kivu felix tshilombo

On voit souvent dans les deux provinces les «mêmes causes» produire les «mêmes effets»

Très préoccupé par l’instabilité qui caractérise la partie orientale du pays à la face du monde libre, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait levé l’option d’aller installer son quartier général avancé en territoire de Beni au Nord-Kivu où des victimes innocentes d’attaques armées ne sont plus à compter depuis des années !

Comme on peut le constater, le Chef de l’État a commencé lundi 15 avril 2019 à matérialiser ce que certains considéraient jusque-là comme une entreprise chimérique en débarquant à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, où il a été accueilli par une population en délire !

Pendant que le Président de la République faisait l’objet d’un extraordinaire bain de foules à Goma, des voix s’élevaient  du milieu des populations du Sud-Kivu qui réclamaient sa présence.  Beaucoup de compatriotes habitant cette partie névralgique du pays indiquent qu’en fonctionnant dans tous les domaines comme deux vases communicants, les deux Kivu devraient faire l’objet d’une même étude de la part du Chef de l’État et non autrement !

Comme deux vases communicants !

En effet, quelques cas de figures peuvent aider à comprendre cette façon de voir les choses de ces compatriotes qui ne contredisent en rien l’option levée par le Chef de l’État : au Nord-Kivu des groupes armés opèrent sous le label du mouvement insurrectionnel historique «Maï-Maï». Il en est de même au Sud-Kivu où le mouvement insurrectionnel Maï-Maï tira son appellation de la rébellion muleliste qui endeuilla le Kwilu et l’Est de la République entre les années 1963 et 1964.

Si au Nord-Kivu les groupes armés Maï-Maï doivent leur longue survie à des groupes insurrectionnels basés en Ouganda et au Rwanda, au Sud-Kivu les groupes armés Maï-Maï doivent leur longévité relative à des groupes insurrectionnels basés invariablement en RDC (FDLR établies dans certaines contrées du Sud-Kivu) et du Burundi en développant un échange ininterrompu d’armes, de minutions et (parfois) d’hommes en armes !

Oui ! Fonctionnant dans tous les domaines comme deux vases communicants, les deux Kivu devraient faire l’objet d’une même étude de la part du Chef de l’État.  Une épidémie de charbon déclarée au Nord-Kivu a beaucoup de chances de passer au Sud-Kivu et réciproquement ! En s’empêchant d’agir simultanément dans les deux provinces, on risquerait d’occasionner d’énormes pertes humaines (inutiles) de part et d’autre, les mêmes causes produisant partout les mêmes effets !

En clair, les maux qui rongent les deux Kivu ne devraient pas être traités de façon séparée. Il est souhaitable qu’après son séjour au Nord-Kivu, le Chef de l’État puisse se rendre au Sud-Kivu !

Par Bamporiki Chamira

*

*

Monter

Login

Lost your password?