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Les défis qui attendent le nouveau Gouverneur de Kinshasa

Gentiny Ngobila

Après l’élection de Gentyni Ngobila Mbaka comme nouveau gouverneur de la ville-province de Kinshasa, la population Kinoise n’attend plus que son installation officielle. Le nouveau numéro un de la capitale, il faut le dire, n’aura pas la  tâche facile d’autant plus que Kinshasa est confrontée à de nombreux défis. Par conséquent le gouverneur Ngobila devrait se démarquer de son prédécesseur, André Kimbuta Yango, ayant géré cette ville pendant plus de 10 ans, avec les résultats que l’on sait.

Insalubrité

Malheureusement, l’actuel visage que donne la ville de Kinshasa, miroir de la République, laisse à désirer. L’insalubrité reste le plus grand challenge  que le nouveau Gouvernement élu est appelé à relever. L’autorité provinciale a donc un travail sérieux à faire dans ce domaine afin que Kinshasa soit à la grandeur du grand Congo. Un pays riche en sol et sous-sol, alors que ses habitants, particulièrement ceux de la capitale ne jouissent pas de tous ces bienfaits de la nature.

Point n’est besoin de souligner que la population Kinoise vit dans un environnement malsain et respire un air pollué. En l’absence d’une bonne politique concernant la gestion des immondices, les caniveaux, cours d’eau, avenues et autres artères sont transformés en décharges publiques. Cette situation est même constatée dans le centre ville, voir même sur le boulevard du 30 juin, où des immondices sont jetées le long de cette grande artère sans que personne ne s’en préoccupe. Ainsi, le spectacle est désolant lorsqu’on circule à travers la ville et celle-ci semble être abandonnée à son triste sort.

Des routes

En outre, la ville de Kinshasa connait  un problème réel en ce qui concerne l’état de ses routes. Ces dernières doivent être réaménagées dans le but de permettre la fluidité de la circulation routière. Au niveau, par exemple de l’arrêt Baramoto, sur l’ex avenue Poids Lourds (rebaptisée boulevard Congo-Japon), un grand trou est à la base des embouteillages pendant les heures de pointe.

Sur le petit pont de l’échangeur menant vers la commune de Lemba, la route devient de plus en plus impraticable, et les jeunes des quartiers environnants viennent régulièrement au secours des chauffeurs avec du sable, en échange de quelques billets. A cela s’ajoute des constructions anarchiques enregistrées dans presque toutes les 24 communes de la capitale.

Le nouveau locataire de l’hôtel de ville de Kinshasa va devoir convaincre les Kinois par son travail, au moment où ils n’exigent que la transformation radicale de leur ville, pour qu’elle soit comptée parmi les meilleures cités du monde.

Par Tantia Sakata

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