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Enjeux et microcosme politiques : Trop de contre-vérités sur le Premier ministre à nommer !

Albert Yuma Mulimbi et Yav Mulang

Deux thèses en circulation : soit le FCC facilite la tâche, soit le nom est puisé dans la majorité parlementaire identifiée

Avec l’identification de la majorité parlementaire, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo peut désormais nommer le nouveau Premier ministre, formateur du Gouvernement. Des sources soutiennent que le nom de ce formateur du Gouvernement a été déjà transmis au Chef de l’État.  Au niveau de la plateforme dénommée Front commun pour le Congo, FCC en sigle, dirigée par Joseph Kabila, on dit ne pas être informé «officiellement» du refus du Président Félix-A Tshisekedi de nommer ce candidat au poste du Premier ministre.

Pour un membre du FCC, « il n’y a pas de préalables aujourd’hui qui puissent bloquer cette nomination». Il a poursuivi,en soutenant  , « depuis notre communiqué conjoint FCC-CACH du 06 mars dernier, nous nous sommes convenus pour une nomination diligente d’un formateur du gouvernement. Mais aujourd’hui, tous nous nous interrogeons. Nous nous posons la même question pour savoir pourquoi ça traine? Pourquoi jusqu’aujourd’hui on n’a pas encore un formateur du gouvernement? » .

Il y a cependant «trop de contre-vérités» sur cette affaire de nomination du Premier ministre. Plusieurs noms de personnalités politiques et du monde des Affaires sont cités, parmi lesquels celui d’Albert Yuma Mulimbi, président du Conseil d’administration de la Gécamines (Générale des carrières et des mines), et  président de la FEC (Fédération des entreprises du Congo), indexé aussi selon de nombreuses sources, dans les rapports internationaux condamnant le bradage des concessions minières en RD Congo. Ces sources vont même loin en relevant que les États-Unis d’Amérique, actuellement considérés un allié important et stratégique du Président de la République, ont récusé la proposition d’Albert Yuma au poste du Premier ministre.

Des noms cités pour prendre la Primature, il y a l’actuelle ministre des Finances, Henry Yav Mulang, lui qui avait accompagné Fatshi dans sa dernière visite de travail aux Etats-Unis d’Amérique où il continue le séjour pour de nouvelles négociations avec le FMI; le bâtonnier Mbuyu, un homme discret mais très influent au niveau surtout du grand Katanga  est également cité  pour être un formateur du Gouvernement.

Un autre nom cité est celui du professeur Luzolo Bambi Lessa, ancien ministre de la Justice, qu’on dit de lui qu’il est très outillé pour réformer le secteur de la justice congolaise très malade et en proie à toutes sortes de corruption. Ce dernier fléau que le Président de la République tient à éradiquer.

Une chose est aussi vraie, ce qu’il n’y a pas longtemps, un accord a été signé par le FCC, représentant par le professeur Néhémie Mwilanya, et le Cach (Cap pour le changement), représenté par Jean-Marc Kabund, qui stipule que l’autorité morale de cette première famille politique, Joseph Kabila, devrait désigner un Premier ministre qui va être soumis au Chef de l’État pour sa nomination.

Mais seulement, les observateurs avertis disent avec force aujourd’hui que la majorité étant désormais dégagée, le Chef de l’État peut nommer n’import qui dans cette majorité. Surtout que les deux plateformes, le FCC et le Cach avaient signé cet accord alors qu’ils n’étaient pas régulièrement reconnus par l’État.

Dans un registre, certains ex-candidats à la présidentielle appellent Félix Tshisekedi à nommer un Premier ministre «qui répondra aux attentes du peuple». C’est le cas de Marie-Josée Ifoku, Seth Kikuni, Noël Tshiani Mwadiamvita et Gabriel Mokia, tous candidats malheureux à l’élection présidentielle de décembre 2018. Ce qui va garantir, ont-ils dit, les dividendes si chèrement acquis».

 Par LKT

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