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Au terme d’une marche organisée le 30 avril : Les revendications des enseignants déposées à la présidence de la République

Enseignants en marche ce 30 mai à la presidence

La journée nationale de l’enseignement commémorée le 30 avril 2019 a été marquée par une marche de protestation organisée par l’Intersyndicale Nationale des Enseignants de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel. Le but était de protester contre les mauvaises conditions sociales du personnel enseignant.

La marche a débuté à la gare centrale en passant par le boulevard du 30 juin, les avenues Kisangani, de la justice, et offices de route jusqu’au palais de la Nation où se trouve le bureau du Président de la République. Calicots à la main, les enseignants ne cessaient de chanter tout au long de leur parcours.  Des chansons qui décriaient leurs mauvaises conditions sociales alors que les ministres, députés et autres vivent décemment et sans se préoccuper du sort de ceux qui furent leurs éducateurs.

C’est vers 11h30′ que les marcheurs sont arrivés au Palais de la Nation. Une délégation de cinq membres munis d’une déclaration devrait rencontrer le Directeur de cabinet du chef de l’État, Vital Kamerhe. Au sortir de cet entretien, la Secrétaire générale du Syndicat des Enseignants du Congo (SYECO), Cécile Tshiyombo, a indiqué que suite à l’absence de Dircab, ils ont échangé avec son Assistant principal.

Face à leur interlocuteur, la délégation des enseignants a insisté sur le détournement de salaires des enseignants des mois d’août, septembre, novembre et décembre 2017, avant d’exiger l’effectivité de cette paie dans une brève échéance, parce que l’argent se trouverait déjà dans une banque de la capitale.

Les deux parties ont également évoqué la situation précaire de l’enseignant congolais, la mise en application de l’Ordonnance présidentielle 232, la non régularisation de la situation salariale de 250 enseignants toujours non-payés et de nouvelles unités depuis plus de 10 ans, et l’octroie d’une subvention à la Mutuelle de la santé des enseignants de l’EPSP (MESP) afin de permettre son déploiement sur toute l’étendue du territoire national.

Par la même occasion, les enseignants ont dénoncé l’existence d’une Intersyndicale créée de toutes pièces par le ministre sortant de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP). Leur souhait est que tous les détourneurs de l’argent des enseignants soient poursuivis et arrêtés, y compris les auteurs de la mécanisation des enseignants de 500 écoles fictives.  » Nous exigeons l’arrestation des  »affameurs » des enseignants « , pouvait-on lire sur un calicot.

En ce qui concerne la qualité de l’enseignement en République Démocratique du Congo, la Secrétaire générale Cécile Tshiyombo a déclaré que si l’enseignant est pris en charge convenablement, la qualité de l’enseignement sera assurée de la maternelle à l’université. Et d’ajouter :  » Toutes les reformes menées ne peuvent aboutir si l’enseignant n’est pas convenablement pris en charge.

La vraie réforme, c’est la prise en charge de l’enseignant lui-même « . C’est ainsi que l’Intersyndicale des enseignants demande au Chef de l’État de pouvoir répondre à tous les desiderata des enseignants contenus dans le mémorandum déposé le mardi 30 avril au Palais de la nation.

Pour les enseignants de l’EPSP, un État de droit signifie un salaire décent, une retraite honorable et une carrière assurée pour l’enseignant congolais.  Notons qu’un autre rendez-vous est pris pour le mardi 7 mai prochain, afin de permettre aux enseignants de discuter avec le Dircab du chef de l’État, tout en espérant obtenir cette fois-ci gain de cause.

Par Tantia Sakata

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