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A l’occasion de la Journée Mondiale de la liberté de la presse : JED exige la réouverture des procès des journalistes assassinés sous Kabila

liberté de la presse en rdc

En marge de la célébration, ce 3 mai 2019, de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse en République Démocratique du Congo, Journaliste en Danger (JED) exige la réouverture des procès sur les assassinats des journalistes sous le régime Kabila.

L’organisation cite, entre autres, les cas des assassinats à Bukavu de l’activiste Pascal Kabungulu de l’ONG Héritiers de la Justice (2005) et de deux journalistes de radio Okapi, Serge Maheshe (2007),  et Didace Namujimbo (2008), de Patient Chebeya à Béni (2010. Il en est de même pour Franck Ngyke du journal La Référence Plus et son épouse Hélène Mpaka (2005), ou pour Bapuwa Mwamba, freelance à Kinshasa (2006).  JED demande ainsi aux nouvelles autorités de rouvrir les procès des assassinats des journalistes sous l’ancien régime de Joseph Kabila, afin que les principaux suspects répondent enfin de leurs actes.

Pour JED, l’État de droit souhaité par le nouveau pouvoir doit être la résultante de la cessation de la culture de l’impunité qui a été érigée en système de gouvernement sous le régime du Président Joseph Kabila, au pouvoir pendant 18 ans.

Après 18 ans de pouvoir, l’organisation note que le Président Kabila a laissé derrière lui une presse moribonde, des médias sinistrés, et des journalistes livrés à la violence d’État. Considérée comme l’un des pires pays en Afrique pour les journalistes, la RDC occupe la 154ème place sur 180 pays, dans le dernier classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans Frontières (RSF-Paris).  Le long règne de Joseph Kabila à la tête de la RDC a été marqué par des brimades, des attaques et fermetures des médias, des arrestations et violences allant parfois jusqu’aux assassinats des journalistes, note l’association.

14 journalistes tués

Journaliste en Danger signale qu’au total, au moins 14 journalistes ou professionnels des médias ont été tués dans des conditions qui n’ont jamais été clairement élucidées. Dans la majorité des cas,  des enquêtes annoncées au lendemain de ces assassinats n’ont jamais eu lieu ou ont été sciemment bâclées, et ont abouti à des procès  qui n’ont pas permis d’identifier les véritables auteurs ou commanditaires des ces meurtres des journalistes, ou les mobiles de ces crimes.

JED demande au nouveau pouvoir en RDC de faire de la protection des journalistes, et de la réforme du cadre juridique qui sanctionne les délits de presse par des peines de prison, une priorité, s’il souhaite effectivement que les médias deviennent « véritablement un quatrième pouvoir », comme il l’a promis dans son discours d’investiture.
Pour JED, ces assassinats sont le symbole de l’impunité des crimes commis contre les journalistes.

Par GKM

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