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Ce 7 mai à Kinshasa : Une ONG vulgarise la journée mondiale des orphelins du SIDA

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Le 7 mai de chaque année, les nations célèbrent la Journée mondiale des orphelins du SIDA.  Ces derniers et tous les enfants affectés et/ou infectés par le virus sont parmi les enfants les plus vulnérables de la planète. Ils sont le reflet des millions d’orphelins d’autres causes et des millions d’enfants des rues, à la dérive de la civilisation. Leur prise en charge constitue un défi humanitaire, économique et social majeur. Les réinsérer dans la société leur permettra de ne plus être des proies faciles pour la délinquance, la prostitution ou la drogue.

Le Programme national multisectoriel de lutte contre le SIDA (PNMLS) indique que la République démocratique du Congo (RDC) compte aujourd’hui des milliers de centaines des orphelins du Sida (des enfants dont l’un des parents ou les deux sont morts de cette maladie).Leur prise en charge exige l’implication du gouvernement, des ONG, des acteurs de la société et des partenaires. La solution à ce problème passe notamment par  la réduction du taux de mortalité des personnes vivant avec le SIDA, notamment les parents.

Sensibiliser le public et les gouvernements

La Journée mondiale des orphelins du SIDA est un événement organisé depuis 2002, par l’ONG internationale François-Xavier Bagnoud (FXB) basée en Suisse. Elle a pour but de sensibiliser le public et les gouvernements à la détresse des orphelins du sida. En d’autres termes, cette organisation milite pour que les responsables politiques considèrent ces enfants largués comme une priorité et que des mesures urgentes soient prises pour les intégrer dans notre société globale.

Le VIH/SIDA Pédiatrique et son traitement en RDC

Dans le cadre de cette Journée, l’ONG « La main sur le cœur » organise ce mardi 7 mai 2019 à Kempiski Hôtel Fleuve Congo, une conférence-débat sur « le VIH/Sida pédiatrique et son traitement en RDC » Au cours de cette conférence-débat, il sera question de vulgariser la date du 7 mai, dédiée à l’orphelin du VIH/SIDA et aussi faire comprendre l’ampleur que prend cette maladie chez les enfants congolais infectés et affectés.  Cette structure note que le manque des données sur le nombre exact des enfants malades, sous traitement et le suivi y efférent constituent le gros de problèmes qui caractérisent malheureusement ces orphelins, dont la situation doit absolument s’améliorer.

Pour étayer ce constat déplorable, l’enquête de la sérosurveillance du VIH chez les femmes enceintes fréquentant les services de CPN en 2015 dans 60 sites sentinelles estime une prévalence moyenne du VIH de 2,1% pour la tranche d’âges de 15 à 49 ans. Cette prévalence est de 1,6 chez les jeunes de 15- 24 ans, poursuit la source.

Jusqu’à ce jour, indique l’enquête, la RDC affiche un déficit des données sur le profil épidémiologique et aussi le manque des données désagrégées pour les adolescents et jeunes. Ce qui limite dans la fixation des objectifs pour la tranche d’âge de 15-19 ans.

Pour la présidente de l’Ong «La Main sur le cœur», Mme Dany Nyembwe, il était important d’organiser cette conférence-débat, parce que lorsqu’on parle du VIH pédiatrique, les gens ne se rendent pas compte de l’ampleur au niveau de la RDC dans le suivi, traitement et services pédiatriques «. Cette conférence organisée pour la première fois, a-t-elle dit, va permettre des échanges entre les intervenants dont la plupart sont des médecins dans le but de parler réellement de ce qui se passe en RDC au niveau de traitement et de suivi.

Pas de base des données pour la RDC

 Selon la présidente Dany Nyembwe, la RDC ne dispose pas d’une base de données sur la situation pédiatrique du VIH/SIDA. « Certains enfants dont les parents sont morts du VIH et qui ont été contaminés par ceux-ci n’ont pas atteints cinq ans d’âge.

C’est très grave. Ces orphelins meurent souvent à deux ou trois ans. Ce qui n’est pas normal «, déplore-t-elle en rassurant que cette conférence-débat mettra à la place publique la problématique de la prise en charge pédiatrique des orphelins infectés et affectés du VIH. Chaque partenaire, national ou international évoluant dans ce secteur, sera face à ses responsabilités, a-t-elle poursuivi.

Au terme de cette conférence-débat, l’Ong « la Main sur le cœur » compte formuler des recommandations afin d’aider le pays à disposer d’un cahier de charge ou une feuille de route sur la situation pédiatrique du VIH/SIDA. Ce qui permettra au pays de coordonner toutes les différentes interventions des partenaires pour une meilleure et bonne prise en charge des enfants malades du VIH, a-t-elle conclu.

Par Thony Kambila

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