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Mont-Ngafula : La population du Camp DUMEZ alerte contre les érosions

Contrairement à la manifestation organisée au mois de février, celle du vendredi 10 mai  a attiré l’attention de Félix Tshisekedi, qui a décidé que les travaux commencent immédiatement pour empêcher la progression de cette érosion qui a déjà détruit près de 370 maisons

La population du camp français  DUMEZ, situé au quartier Mama Mobutu, dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa,  était pour la deuxième fois dans la rue le vendredi 10 mai, de 06 heures à 13 heures. C’était  pour exprimer son mécontentement face à la progression de l’érosion qui continue à engloutir des maisons d’habitation dans cette partie de la capitale.

  Pendant plusieurs heures, la nationale N°1, communément appelée route Matadi à son tronçon compris entre   la paroisse Saint Ignace et la station appelée Diomi, dans la commune de Mont-Ngafula, est restée barricadée avec des morceaux de bois et de briques superposés par les jeunes du quartier pour rendre difficile la mobilité des véhicules.

Le comportement des agents de l’ordre salué

Si la manifestation  organisée au mois de février a été un tout petit peu perturbée par les agents de la police envoyés comme d’habitude par le colonel Lili, celle du week-end dernier avait un caractère tout à fait particulier, pour la simple raison qu’elle a même rassemblé les élèves.

Ce caractère a empêché les policiers de disperser les manifestants avec des gaz lacrymogènes et des tirs de balles en l’air, de peur de créer la panique dans le chef de ces « bleu-blanc » qui s’étaient joint aux protestataires pour demander aux autorités du pays de s’impliquer rapidement pour sauver leur école, qui est guettée par l’érosion, dont la distance qui la sépare est de 30 mètres seulement.

L’implication du chef de l’État

Le mécontentement exprimé par les habitants de ce coin de la capitale n’a pas laissé cette fois-ci indifférents les autorités du pays en général et le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a vite réagi en dépêchant sur le site ce même vendredi 10 mai dans les après-midi une délégation composée de M. Thomas Luhaka, Gentiny Ngobila et Médard Ilunga, respectivement le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction(ITPR) ,  Gouverneur de la ville province de Kinshasa et le Directeur général de l’Agence Congolaise des Grands Travaux(ACGT), ainsi que quelques sujets chinois pour constater les dégâts.

Prenant la parole, le Gouverneur de la ville a indiqué que le chef de l’État l’avait envoyé pour  rencontrer les habitants en détresse et leur dire que les travaux de lutte antiérosive devraient commencer le samedi 11 mai dernier à 11 heures. Chose promise, chose faite, la société chinoise qui doit exécuter ces travaux a commencé avec les travaux préliminaires le weekend dernier, en présence de l’ACGT.

Le vœu de la population

Remerciant déjà les autorités de la République pour avoir écouté sa voix, la population du quartier Mama Mobutu et de la localité DUMEZ a émis le vœu de voir ces travaux être exécutés avec rapidité et sûrement, pour arrêter rapidement ce phénomène qui a déjà détruit près de 370 maisons d’habitation, sans compter des écoles, boutiques et centres de santé. Faut-il noter que l’expression de mécontentement du vendredi 10 mai dernier est consécutive à la pluie diluvienne qui s’abattue  nuitamment sur la ville de Kinshasa, ayant encore détruit 5 maisons en coupant en deux une avenue  partant de la route Matadi au camp DUMEZ.

Près de deux ans dans  la souffrance   

Pour rappel, tout  a commencé le 07 janvier  2018  avec une grosse pluie, dont les eaux avaient facilement détruit le bassin de rétention. Depuis ce temps-là, tout est devenu très fragile et chaque fois qu’il pleut, cette érosion avance en emportant tout ce qu’elle trouve sur son passage. Depuis  près de deux ans, la population de ce quartier est dans la souffrance.

Avec les moyens de bord, les habitants de DUMEZ étaient obligés d’utiliser des techniques antiérosives, mais ils n’ont pas réussi à stopper cette érosion, qui menace en même temps la route de Matadi, dans sa partie se situant  entre l’arrêt Libulu et le 2ème  triangle, dans la commune de Mont-Ngafula. Ceux qui avaient fait des promesses après leur passage au mois de janvier 2018 ne sont plus passés par là pour voir l’évolution, que ça soit le Premier Ministre Bruno Tshibala,   Emmanuel Ramazani Shadary ou encore André Kimbuta, à l’époque Gouverneur de la ville.

Par Thony Kambila

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