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GET : toujours pas de solution pour les 29 cadres et agents administratifs

Opposés à la retraire illégale et arbitraire leur imposée par l’ex  ministre d’État José Makila, ces pères de familles sont privés depuis  bientôt cinq mois de leurs salaires par la volonté d’un seul individu et ne savent plus à quel saint se vouer. Ils sollicitent l’implication de nouvelles autorités du pays

Depuis quelque temps, rien ne marche au Groupe d’Étude des Transports(GET), une structure d’experts du Ministère des Transports et voies de communication, où les 29 cadres ainsi qu’agents administratifs passent des moments très difficiles de leur vie professionnelle.  Aucune solution n’est encore  trouvée. Ciblés comme candidats à la retraire illégale et arbitraire leur imposée par le ministre José Makila, en accord avec Jean Kanzombolo, le directeur général du GET, ces experts sont privés depuis bientôt cinq mois de leurs salaires.

Revendiquer les droits bafoués

Déjà le 23 mars 2019, ces experts et agents du GET concernés, exaspérés de ne point être écoutés après avoir saisi par écrit, sans suite, la présidence de la République, le Premier ministre avec son gouvernement intérimaire, avaient  organisé une manifestation pacifique au sein et devant leur bureau situé l’avenue colonel Ebeya, dans la commune de la Gombe pour revendiquer leurs droits bafoués par le DG Kanzombolo.

A travers cette expression de mécontentement, ces personnes  ont exigé leur réintégration au Groupe d’Etude des Transports, leur réinsertion sur le listing de paie, le remboursement de leurs salaires de cinq  mois (janvier, février, mars, avril et mai), l’arrestation des fictifs, ainsi que le départ sans condition des membres du comité du GET précités.

Ce qui se passe au GET  

L’objet de la grogne au sein du Groupe d’Étude des Transports est à la fois simple et complexe. Simple parce que tout agent qui a servi son pays, dans le  privé ou dans le  public,  a en fin de carrière droit à une retraite.
Dans des pays civilisés, cette retraite est toujours un acte plein d’honorabilité et occasionne des festivités grandioses, au cours desquelles la vieille génération  passe honorablement la main à la nouvelle. En ce qui est du GET, tous ces experts sont jetés en pâture comme des renégats qui n’ont rien fait pour leur pays, sans aucun droit et protégés par aucune disposition légale. Une véritable jungle !

Aucun respect de texte et procédure  

L’objet de la grogne du Groupe d’étude des transports est aussi Complexe parce qu’on se croirait dans une jungle ou une échoppe familiale car aucun texte, aucune procédure liés à la carrière d’un agent de l’Etat n’a été respecté tant au plan interne qu’externe au GET. Au plan interne, le GET est avant tout un bureau d’Etudes et Cellules  d’Experts nationaux en transport rattaché au cabinet du ministre des Transports. L’expertise étant l’apanage d’un certain âge, la question de retraite dans les bureaux d’étude ne s’évoque jamais de la même façon que dans l’administration ordinaire.

La logique même du règlement intérieur du GET, unique document qui le régit jusque-là, est celle de ce statut spécial qui a toujours été respectée.  Au plan externe, l’autorité de tutelle arrivée au ministère des transports fait fi de cette logique en violant ce règlement et en engageant en surnombre.

Il déclenche ainsi un mouvement massif de retraite pour un service dont la crédibilité repose sur sa spécificité scientifique et technique,  il fait remplacer les fameux retraités et leur prive de leurs salaires dès janvier 2019 jusqu’à ce jour. Selon ces experts et pères de familles, le ministre engage qui il veut pour des services publics relevant de  lui comme c’était encore à la mode il y a peu, même en abusant de son autorité et tout cela sous la coordination de Jean Kanzombolo DG du GET.

Excès de zèle

Le non-respect de toute la procédure légale en matière de retraite, la violation du règlement intérieur du GET quant à ce et surtout, le manque du moindre acte juridique comme soubassement de tous les actes posés quels que soient les subterfuges trouvés jusque-là, confirment l’excès de zèle de l’individu, l’illégalité et l’arbitraire de mesures prises  à l’endroit de 29 cadres et agents administratifs du GET  au profit de 33 militants d’un parti politique bien connu. Ces 29 cadres et agents disent que comme on ne saurait parler de crime de génocide, le qualificatif qui lui convient est celui de crime « d’agenticide ».

L’instruction du chef de l’État foulée au pied

Malgré l’instruction du chef de l’État interdisant aux dirigeants des entreprises publiques  de ne pas effectuer des mouvements des agents, il y en a encore qui continuent à engager et envoient en retraite les agents. Le GET est parmi les structures publiques où les instructions du chef de l’État ne sont pas respectées.

Par Thony Kambila

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