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Massacre de Yumbi: Gentiny Ngobila pas encore tiré d’affaire !

Gentiny Ngobila Mbaka gouv kin

L’ex-gouverneur du Maï-Ndombe, depuis peu à la tête de Kinshasa, a été  entendu comme « renseignant » par la commission chargée de mener des investigations sur les incidents ayant coûté la vie à plus de 500 personnes dans cette entité issue du découpage de l’ancienne province de Bandundu

Le nouveau gouverneur de la ville de Kinshasa, par ailleurs nouvellement élu sénateur de la province du Maï-Ndombe, Gentiny Ngobila Mbaka, a été entendu comme « renseignant » par la commission d’enquête sur les massacres qui ont eu lieu, en décembre dernier, à Yumbi, un des territoires de la province de Maï-Ndombe. C’est ce qu’a  révélé hier  jeudi 23 mai la ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa.

A en croire le site actualite.cd, s’exprimant lors  d’un point de presse, la ministre Mushobekwa a précisé qu’après l’audition de Gentiny Ngobila, la commission mise sur pied pour tirer au clair cette grave affaire poursuit par ailleurs ses investigations. « Seule la justice nous dira s’il [Gentiny Ngobila] est coupable ou non.

Toujours est-il qu’à ce stade, l’ex-gouverneur de Mai-Ndombe bénéficie de la présomption d’innocence comme tout le monde, a  tenu encore à préciser la ministre des Droits humains. Dans cette affaire qui n’a pas fini de faire couler d’encre et de salive, la commission a également entendu la veuve et le fils de l’administrateur du territoire de Yumbi qui avait été  abattu durant les violences de décembre dernier.

Le sang de 535 victimes réclame justice

Gentiny Ngobila est l’un des acteurs politiques soupçonnés d’avoir joué un rôle dans les affrontements communautaires meurtriers à Yumbi. Ces accrochages, qui avaient opposé des membres  des ethnies tende et nunu, s’étaient soldés par la mort d’au moins 535 personnes, selon l’ONU. Parmi ces victimes dont le sang continue à réclamer justice figurent des femmes et des enfants, tués dans d’atroces  conditions.

On se souviendra que depuis le mois de mars, la ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, avait annoncé que Gentiny Ngobila devrait répondre à la justice comme « témoin-clef » de ces événements. C’est sans doute la raison pour laquelle l’ex-gouverneur de Maï-Ndombe vient d’être entendu comme renseignant par la commission d’enquête.

Il sied de noter que cette commission est composée de membres issus des ministères des Droits humains, des Affaires étrangères, de la Justice, de la Solidarité et des Actions humanitaires. Les Congolais qui attendent de voir l’instauration de l’État de droit promis par le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo espèrent que les investigations actuellement en cours permettront de faire toute la lumière sur cette grave affaire, afin que les personnes impliquées répondent de leurs actes devant la justice.

Par YHR

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