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En marge de la rédaction d’un rapport alternatif des femmes : Les PVH de la RDC exhortent le nouveau Premier ministre au respect des droits des personnes vulnérables

Des femmes vivant avec handicap en République Démocratique du Congo ont rédigé, du 22 au 23 mai, dans la ville de Kinshasa, le Rapport alternatif relatif à la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes.

Ces femmes appartenant aux ONG membres de la Fédération nationale des associations des personnes handicapées du Congo (FENPHACO) se sont acquittées de cette tâche lors d’un atelier de l’élaboration et de la rédaction dudit rapport, organisé dans la salle de conférences de la paroisse Notre-Dame d’Afrique de la comme de Lemba.

Les travaux de cet atelier ont eu lieu grâce au Forum des défenseurs et organisations des personnes handicapées en Afrique centrale et les Grands Lacs (FOPHAC/Afrique-Handicap), avec l’appui des organismes internationaux « NED », « World Movement for Democracy », le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, ainsi que la collaboration de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH).

Ils étaient axés sur le thème « La mise en œuvre de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes et le respect des femmes vivant avec handicap par l’Etat et la société civile en RD Congo.

Dans son mot de circonstance, le directeur exécutif du FOPHAC/Afrique-Handicap, Me Pindu-di-Lusanga Patrick, a expliqué que le rapport alternatif rédigé à l’issue de ces assises accompagnera le rapport général relatif au respect des droits des personnes vivant avec handicap (PVH) que le Gouvernement de la RD Congo va présenter lors de la session spéciale des Nations Unies prévue en juillet 2019 à Genève. Me Pindu-di-Lusanga Patrick a également annoncé la tenue, dans cinq jours, d’un autre atelier dont l’objectif est de valider ce rapport alternatif.

Sylvestre Ilunga, un choix judicieux

Parlant de l’actualité, Me Pindu-di-Lusanga Patrick a salué le choix porté par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, sur le professeur Sylvestre Ilunga et la nomination de cette haute personnalité au poste de Premier ministre.

Le directeur exécutif du FOPHAC/Afrique-Handicap a, à l’occasion, émis le vœu de voir le nouveau Premier ministre et son Gouvernement se conformer à l’article 49 de la Constitution de la RDC et à l’article 29 de la Convention des Nations Unies relative aux droits des PVH, d’une part, en créant un ministère en charge de la Protection des droits de ces personnes vulnérables, qui serait animé par une PVH évoluant dans des mouvements associatifs, et d’autre part, en œuvrant pour la nomination d’un conseiller chargé des questions des PVH aux cabinets du Chef de l’État, du chef de l’exécutif national, des présidents de chaque chambre du Parlement de la République etc.

« Nous ne sommes pas contre le ministère des Affaires sociales qui a beaucoup fait pour nous (PVH), mais le ministère des Droits des PVH est nécessaire pour la RDC afin de se conformer à l’esprit et à la lettre des instruments juridiques susmentionnés comme dans d’autres pays », a conclu le directeur exécutif.

Par Marcel Tshishiku

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