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La coalition FCC – CACH fragilisée!

coalition FCC – CACH

A la base, les propos jugés outrageants tenus à l’endroit du président de la République par un député FCC au cours d’une plénière de l’Assemblée Nationale, maladresse qui a donné lieu à de violences condamnables entre jeunes des deux regroupements politiques à Kinshasa

Cinq mois seulement après les élections présidentielle et législatives remportées respectivement par les plates-formes Cap pour le Changement (CACH) et Front Commun pour le Congo (FCC) et qui ont amené ces deux familles politiques à miser sur une coalition, pour capitaliser la première alternance démocratique et pacifique que vient de connaître la RDC au sommet de l’État, rien ou presque ne permet de parier sur la bonne marche de la coalition FCC – CACH jusqu’à l’échéance 2023. On en veut pour preuves, les violents accrochages qui opposent depuis mercredi les jeunes militants des deux regroupements politiques dans les rues de la capitale congolaise, sous la barbe et le nez des responsables de cette coalition.

Cette escalade déplorable qui risque de porter un coup fatal à la marche chancelante  de la démocratie en RDC est partie de la contestation, par le FCC (dont l’autorité morale n’est autre que l’ex-président de la République Joseph Kabila) des ordonnances signées par le nouveau Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi et nommant de nouveaux mandataires à la tête de la Générale des carrières et des Mines (Gécamines) et de la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC).

Pourtant, à la SNCC, les ordonnances signées et qui n’appellent à aucun débat parlementaire selon la Constitution et les us et coutumes parlementaires ont, entre autres, comblé le vide laissé par l’ancien PCA Sylvestre Ilunga Ilunkamba devenu désormais Premier ministre.

Mettre fin au pillage de la GCM

Visiblement, c’est le choix porté sur l’ex-député national UDPS Fabien Mutomb (ancien cadre de la SNCC) comme nouveau Directeur général et sur le nouveau Président du Conseil d’Administration Gabriel Kyungu wa Kumwanza (ancien président de l’Assemblée provinciale de l’ex-Katanga et présenté comme un proche de l’opposant Moïse Katumbi) qui dérangerait le FCC dont l’autorité morale n’a pourtant pas de bilan à faire valoir en terme de gestion des entreprises publiques après les 18 ans de règne qu’il vient de passer à la tête de la RDC.

Quant à la Gécamines réduite en canard boiteux par l’ancien régime, les ordonnances signées par le nouveau Chef de l’Etat sont venues corriger une entorse jadis entretenue et qui faisait de l’inamovible Albert Yuma à la fois comme président du Conseil d’Administration et DG de cette importante société minière à caractère commercial. La nomination de Sama Lukonde comme Directeur général de cette société par une Ordonnance signée par le successeur de Joseph Kabila est donc venue mettre fin au désordre qui était entretenu à la Gécamines et qui semblait profiter à quelques têtes de l’ancien régime au détriment du peuple congolais.

Pourquoi le FCC s’agite-t-il alors que son protégé PCA de la Gécamines vient d’être reconduit dans ses fonctions ? La question vaut son pesant d’or et témoigne du rôle combien important que Sama Lukonde va devoir jouer dans le redressement de la Gécamines, afin que les recettes de cette société minière profite plutôt au trésor public et au peuple congolais et non à quelques individus comme c’était le cas avant.

L’agitation du FCC autour de ces nominations de mandataires ne se justifie donc pas. Moins encore les propos outrageants tenus par un député de ce regroupement politique qui aurait profité de l’inexpérience parlementaire de l’actuelle présidente de la Chambre basse du Parlement pour servir de porte-voix à ceux qui ne veulent pas du redressement de la Gécamines.  C’est sans doute ce qui explique la réaction tonitruante des militants de l’UDPS et de l’UNC qui, comme un seul homme, ont improvisé une descente au Palais du Peuple, siège du parlement, lundi dernier, pour exprimer leur indignation.

Des scènes de violence à condamner

Alors que des voix appelaient à l’apaisement des uns et des autres, la marche organisée hier par des jeunes du PPRD, parti de Joseph Kabila,  jusqu’au Palais du peuple hier mercredi est venue jeter encore l’huile au feu. En témoignent, les scènes de violences condamnables dont certains coins de la capitale ont été le théâtre au cours de la journée d’hier mercredi.

Ces scènes condamnables et qui ont perturbé la circulation hier à Kinshasa ont même donné lieu à des accrochages entre jeunes militants du PPRD et de l’UDPS à Limete et sur l’avenue Sendwe. Des actes d’intolérance qui auraient même conduit à la mise à sac de sièges de certains partis politiques.  Celle escalade dangereuse, d’où qu’elle vienne, doit être condamnée, afin de préserver la paix et éviter que cela profite à ceux qui aimeraient voir la RDC sombrer dans une nouvelle crise politique.

Surtout que le pays fait actuellement face à la résurgence de quelques épidémies telles que la maladie à virus Ebola, la rougeole, et l’activisme de plusieurs groupes armés qui continuent à semer la mort et la désolation à l’est.

Par DMK

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