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A l’initiative de la Banque mondiale et de l’Onu-Femmes : Les Congolaises sensibilisées sur «Femme et Capital humain»

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La directrice des Opérations de la Banque mondiale Zone l’Afrique et la représentante-pays de l’Onu-Femme ont respectivement parlé de l’importance de l’autonomisation de la femme en faveur du dividende démographique et de l’apport de cette institution onusienne face à ce nouveau défi

Le Salon Congo du Pullman Hôtel de Kinshasa a vibré, le 20 juin dernier, au rythme de la journée d’échange pour les femmes organisée par la Banque mondiale en partenariat avec l’ONU-Femme. Certains hommes invités ont aussi pris part à cette grande rencontre, où ces nombreuses personnalités du monde féminin notamment de la République Démocratique du Congo ont répondu présentes, parmi lesquelles la ministre du Genre, Famille et Enfant, Chantal Safu, et autres.

Des chansons  ont été exécutées pour encourager ces nombreuses mères de familles, femmes et autres filles nombreuses à cette occasion. Deux parmi elles ont parlé de certaines expériences vécues dans le pays. Il s’est agi de  Mme Léonie Kandolo et de la députée honoraire Mbo qui se sont appesanties sur la situation des femmes et/ ou jeunes filles qui malgré elles travaillent dans des mines pour gagner un peu d’argent, bien qu’exposées aux nombreuses maladies graves causées par les éléments toxiques dégagés par les minerais et autres produits d’usage dans  ce secteur.

Ces femmes  sont aussi exposées   à l’alcool, à la prostitution et autres cas de violence au risque même de leurs vies. Une invitation à la formation des femmes sur cette thématique nouvellement en vogue afin de permettre une prospérité partagée des femmes en RD Congo.

Mais avant de permettre à la directrice des Opérations de la Banque mondiale Zone Afrique et à la représentante-pays de l’Onu-Femme d’exposer sur le «Capital humain», le nouveau directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la RD Congo, Jean-Christophe Carret est revenu sur l’importance de cette nouvelle thématique dans laquelle, il a invité les participants à la rencontre, notamment les femmes une discussion franche et sincère. Ainsi, pour le directeur des Opérations en RD Congo, «le rôle des femmes dans le développement de la RD Congo» doit tenir compte du «Plan pour le Capital humain» en Afrique nouvellement abordé par son institution.

Défis du Capital humain pour l’Afrique

La directrice des Opérations de la Banque mondiale Zone Afrique, Diaye Epong, a donné, d’entrée de jeu, des chiffres sur la situation en Afrique Sub-saharienne, où plus de 3 millions d’enfants meurent chaque année pour faible couverture notamment médicale, 50 millions d’enfants sont non-scolarisés, et plus de 32% d’enfants dans l’Afrique Sub-saharienne sont malnutris. Des chiffres très poignants pour le continent, où il y a aussi près de 450 millions de chômeurs.

La RD Congo n’est épargnée à cette situation de précarité avec un indice humain de 0,37%, ce qui fait que le pays se situe au rang de 146ème sur 157 pays au rang en monde. 43% d’enfant connaissent le retard de croissance, et 75% d’enfants de 15 ans survivent après 60 et ont un peu tôt les enfants. Alors que cette situation d’indice humain est amélioré de 6% en Côte d’Ivoire, de 10% au Rwanda et peu plus au Botswana.

Pour permettre au pays d’améliorer cette situation, il faut nécessaire la bonne gouvernance, même au plus niveau des institutions, la qualité de prestation des services, les financements des expansions et autres. Aussi, l’autonomisation de la femme est primordiale pour la réalisation du dividende démographique. Les filles doivent rester à l’école le plus longtemps possible afin de régler cette situation. C’est ainsi que la directrice Diaye a parlé de «4 E», soutenu par la Banque mondiale dont l’Émancipation de la femme, l’Emploi et  l’Éducation.

Pour sa part, la représentante-pays de l’Onu-Femme en RD Congo, Awa Ndiaye Seck, a relevé qu’on ne peut pas parler du Capital humain, sans parler de la sécurité de la femme. Les problèmes de l’insécurité dans le pays de donner les meilleurs d’elles même et participer aux efforts du développement de la RD Congo. Ainsi, l’Onu-Femme a pris acte de ce «plan sur le Capital humain et tient à travailler avec la Banque mondiale sur cette nouvelle thématique.

Par L. Kazadi T.

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