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Course au perchoir du Sénat, Thambwe, Boshab : le choix qui divise le FCC !

Evariste Boshab, secrétaire général du PPRD,  lors de la clôture du 2ème congrès de son parti politique le 21/08/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ John Bompengo

Dans ce contexte et malgré le dévolu jeté par Joseph Kabila sur ces deux personnalités controversées, le scenario de 2006 est désormais redouté

Alors que l’Assemblée nationale tente de tourner la page sur la crise qui l’a secouée suite au tollé de protestations provoqué par les propos discourtois tenus au cours d’une plénière par un député FCC à l’endroit du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et qui ont failli mettre en péril la coalition au pouvoir CACH–FCC, on apprend que l’ancien président Joseph Kabila, autorité morale du FCC, aurait levé l’option d’accorder son soutien à la candidature des sénateurs Alexis Thambwe Mwamba et Evariste Boshab. Respectivement à la présidence et à la vice-présidence du bureau définitif de la Chambre haute du Parlement.

Ce choix qui aurait même fait l’objet d’une rencontre ayant rassemblé dernièrement les sénateurs FCC autour de Joseph Kabila dans sa ferme de Kingakati, est loin de faire l’unanimité au sein du Front Commun pour le Congo.
Certains analystes qui s’étonnent de ce choix justifient leurs inquiétudes au regard du profil de ces candidats qui, en plus d’être tous deux sous le coup des sanctions de l’Union Européenne, sont loin d’être des rassembleurs au regard de l’arrogance et du manque de modestie qui leur sont souvent reprochés.

Il faut donc craindre que le profil de ces deux candidats suscite un certain rejet tant au sein de l’opinion que parmi certains cadres du FCC. Surtout quand on sait que les Congolais n’ont pas encore oublié le tollé de protestations qu’avait suscité la revendication par Alexis Thambwe Mwamba du bombardement en 1998 de l’avion de la compagnie CAL, avec à son bord de nombreux civils, alors que l’ex-ministre roulait encore pour la rébellion pro rwandaise du RCD, auteur de ce  bombardement qui avait coûté la vie à plusieurs de nos compatriotes dont des femmes et des enfants.

Quant à Evariste Boshab, certains analystes proches du FCC pensent que son récent passage au perchoir de l’Assemblée nationale n’avait pas réussi à faire oublier le succès récolté par Vital Kamerhe à la tête de cette Chambre basse du Parlement, comme le souhaitait tant l’ancienne Majorité. Et en tant que vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, l’homme avait aussi laissé beaucoup de frustrations, comme en témoignent les remous suscités par la fameuse affaire Kamuena Nsapu.

Le scenario de 2006 désormais redouté

Tous ces arguments mis ensemble risquent donc d’amener les sénateurs du FCC à se présenter en ordre dispersé lors du vote du bureau définitif du Sénat. Car, au FCC nombreux seraient ceux qui pensent que Joseph Kabila (autorité morale) ne manque pas de cadres pouvant faire unanimité ou recueillir un certain consensus pour diriger le Sénat.

Après l’échec essuyé par le FCC lors de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, scrutin remporté largement par Félix Antoine Tshisekedi face Emmanuel Ramazani Shadary (pourtant choisi comme dauphin par le président sortant Joseph Kabila), certains analystes n’excluent pas le choix porté sur Thambwe Mwamba et Evariste Boshab débouchent sur un autre échec.

Ceux qui tirent la sonnette d’alarme vont jusqu’à rappeler le scenario de 2007, lorsque la Majorité « kabiliste » avait mordu la poussière lors du vote du bureau du Sénat, face à un certain Léon Kengo wa Dondo. Celui-ci, alors candidat de l’opposition à la présidence dudit bureau, avait réussi à battre Léonard She Okitundu qui avait pourtant le soutien du président Joseph Kabila !

Comme on le voit, à quelques jours de l’élection du bureau définitif du nouveau Sénat, il y a péril dans la case FCC. A moins que Joseph Kabila rectifie vite le tir en faisant le bon choix susceptible de rassurer la majorité des membres FCC.

Par DMK

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