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Les indiscrétions de la CAN 2019 : Du « Pakadjuma » dans la délégation des supporters congolais au Caire

la délégation des supporters congolais au Caire Du Pakadjuma

Des supporters congolais incapables d’accéder au stade le jour du premier match des Léopards contre les Cranes ougandais, une députée nationale et une dame qui se disputent un ministre de mari, un conseiller de ministre passé à tabac pour une histoire de frais de séjour non payés, des individus repris dans la délégation qui empochent l’argent sans faire le déplacement de la capitale égyptienne…, le séjour des personnes envoyées au pays des Pharaons, avec mission de pousser les Fauves à la victoire, s’est passé d’une manière assez tumultueuse.

Certains témoins de cette mauvaise image d’encadrement des supporters montrée au bord du Nil ont délié leur langue au retour au pays. Plus d’une centaine de Congolais, pris en charge par le Trésor public, avaient gagné Le Caire en vue de soutenir l’équipe nationale senior  de la République démocratique du Congo engagée à la phase finale de la 32ème édition de la Coupe d’Afrique des nations de football.

Comme d’habitude, des moyens financiers considérables ont été mis à la disposition du ministère ayant la gestion du sport dans ses attributions. A la différence des fois précédentes, le responsable de ce département gouvernemental était aussi le numéro 1 du ministère gérant les rapports entre le gouvernement central et le Parlement.

Conséquence, dans la sélection des  » supporters  » appelés à faire partie de la mission, un amalgame a été constaté. A côté de vraies personnes habituées traditionnellement à pousser le onze national d’ailleurs minorisés, la liste a été bourrée de députés-anciens et nouveaux, des membres de deux cabinets ministériels placés sous la responsabilité de Lisanga Bonganga  » Saïo « , des fonctionnaires de ces départements, du Parlement et du Sénat, des frères, des copines, des amis et connaissances de décideurs, dont l’intérêt au voyage ne résidait que dans l’aspect touristique de ce déplacement.

Plus les anciens Léopards, les dirigeants de clubs de football de la place kinoise, de groupe d’encadrement des supporters gonflés de clandestins ainsi que des journalistes, des sports ou pas.

Voir les pyramides et rentrer

Tout membre de cette délégation avait droit à une rétribution financière susceptible de lui permettre de se prendre en charge au pays de Sadate. Cependant, certaines personnes se retrouvant dans la délégation ont empoché l’argent sans faire le déplacement du Caire. D’autres, payés dans un premier temps pour les 15 jours de la compétition, ont regagné le pays après les deux défaites de l’équipe congolaise au premier tour.

Ces  frais de prise en charge auront été payés à la tête du client. Les anciens et nouveaux députés auraient perçu la part du lion avec plus ou moins 3.000 dollars américains, pendant que les journalistes des sports ou non et quelques autres supporters se retrouvaient avec 1.050 dollars comme première partie des frais, et certains animateurs avec bien moins.

On ne peut pas affirmer que ce groupe hétérogène ait été bien encadré en Egypte. Sinon, comment expliquer que, à part les journalistes des sports dûment et préalablement accrédités par la Confédération africaine de football, les membres de la délégation n’aient pas pu accéder au stade international du Caire le jour du match de la RDC contre l’Ouganda ?

A Alexandrie, la délégation de fanatiques est arrivée après le coup d’envoi du match Madagascar-RDC. A quoi ont servi l’équipe d’avance arrivée dans la métropole trois jours plus tôt afin de baliser la venue du groupe et le comité d’organisation mis en place pour le besoin de la cause ? Visiblement, il y avait aussi un problème de communication entre les responsables et la base. Le conseiller de Papy Niango resté au ministère des sports en a fait les frais, agressé par des supporters non informés sur la question des reliquats de frais de mission.

Pakadjuma au bord du Nil

Certaines sources font également état du comportement léger et peu orthodoxe de certains responsables politiques présents dans la délégation congolaise en Egypte. Une chaude algarade aurait même opposée une dame à une politicienne, pour un homme d’Etat congolais. Comportement décrié aussi, celui de certaines joueurs, qui auraient entretenu des copines dans la ville, alors qu’ils étaient censés être concentrés sur la compétition. A croire que l’argent de l’Etat a été utilisé pour faire la  » dolce vita  » au Caire, sur le dos du contribuable congolais.

JC Lomboto

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