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Autour du culte d’actions de grâce et du pardon présidentiel : Exégèse de la pensée de Félix Antoine Tshisekedi

Félix Tshisekedi jyx anniv

Le culte d’actions de grâce organisé le dimanche 23 juin et au cours duquel le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a en outre demandé pardon au Dieu Tout-Puissant, a été diversement accueilli par les Congolais.

Certes, la majorité, constituée en général des chrétiens, a applaudi de deux mains cet acte exceptionnel, une grande première dans les annales de la RDC de voir un haut dirigeant du pays, en l’occurrence le chef de l’Etat, impliquer avec humilité le Créateur à la gouvernance du pays, lui céder le  » trône  » comme seul Maître. Par contre, une poignée d’autres citoyens ont trouvé là un motif à controverse, et pour cause, ils estiment que le Président de la République ne devait pas implorer un  » pardon généralisé « , même pour ceux qui par leurs actes de gestion auraient offensé la République et son peuple.

Une sagesse de chez nous veut  » que si deux se disputent, un troisième doit s’impliquer de manière à les séparer « . C’est la raison qui nous motive de tenter de départager les uns et les autres pour leur faire entendre raison en toute humilité. Sans complexe ni arrière-pensées d’aucune sorte, mais par un simple geste d’amour fraternel, entendu que les frères doivent demeurer ensemble, dans la sérénité pour se diriger vers le progrès. Pour ce, l’important est d’être de même cœur et de mêmes pensées dans l’amour entre frères et sœurs, tous unis dans l’amour du Congo, notre chère patrie.

A part l’innovation introduite par le Chef de l’Etat d’avoir eu la sagesse et l’humilité d’associer le Tout-Puissant par une prière mythique, mystérieuse dite avec ferveur et une puissante foi pour le laisser souverainement s’asseoir sur le  » trône  » et de surcroit diriger ce grand pays par sa puissance divine, que peut-on lui reprocher de mal ? Qui ignorerait que le  » Zaïre  » fut jadis voué aux génies notamment sous le régime Mobutu Sese Seko ! Quoi de tout à fait naturel pour un chrétien pratiquant à l’image d’un Félix Tshisekedi n’aurait pas engagé un combat contre les forces sataniques pour délivrer notamment son pays?

Le Congo, un pays du pardon et de la réconciliation

L’histoire du pays d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba a été et est émaillée de nombreuses séquences de  » pardons et oublis du passé  » depuis 1960 à ce jour.
L’acte magistral posé par le fils de son père vient démontrer, s’il en était besoin, que Félix est un bon élève de ses autres  » pères de l’indépendance « , lesquels ont, à chaque étape de la vie nationale, prôné la réconciliation nationale dont le soubassement n’était rien que  » pardon et oubli du passé « .

Puisse ceux qui ont encore la mémoire fraiche se souvenir des conférences respectives tenues entre 1960 et 1962 à Coquilhatville (Mbandaka), à Tananaviro (Antananarivo à Madagascar) et à l’Université de Lovanium de Kinshasa (UNIKIN) pour rechercher la paix au pays, conséquemment aux sécessions du Katanga et du Sud Kasaï, aux rebellions du Kwilu (Pierre Mulele), de Kisangani (Gizenga, puis Gbenye et Soumnialot) et du Kivu (Laurent Kabila). A l’issue d’âpres discussions, toutes les conférences débouchaient sur la réconciliation nationale.

Qui ne sait pas qu’à son avènement, Mzee Laurent-Désiré Kabila a instauré  » la révolution-pardon  » dont ont bénéficié, entre autres le Général Kikunda, alors Président-Délégué Général (PDG) de la RVA (Régie des Voies Aériennes), Tshiongo Tshibi Nkubula wa Ntumba qui fut PDG de la Régideso (Régie de production et distribution d’eau), Bemba Saolona, président de l’ANEZA (équivalent de la FEC actuelle) pour ne citer que ceux-là.

On ne peut ne pas évoquer le Dialogue inter congolais qui a été organisé à Sun City (Afrique du Sud) en 2002-2003, lequel avait débouché sur le pardon généralisé, l’oubli du passé, et à l’issue duquel a été institué le gouvernement 1+4 au sein duquel le Chairman Bemba Gombo a occupé l’une des vice-présidences (Finances et économies).

Le Grand Kasaï

Par conviction, nous ne passerions point sous silence le triste conflit fratricide qu’a connu le Kasaï en 1960 sur instigation machiavélique de la puissance coloniale belge. Deux ans (1960-1961) ont suffi pour y mettre définitivement fin grâce à la sagesse dont avaient fait montre les grands leaders de l’époque Albert Kalonji Ditunga, le Mulopwe (empereur) de l’Etat Autonome du Sud Kasaï, le Grand chef Kalamba et le gouverneur Mukenge Sha Bantu du Kasaï Occidental. Ils avaient compris le bien-fondé de l’unité, de l’amour fraternel et de l’intérêt majeur du pardon sincère.

Des cas similaires tirés de l’histoire des nations et des peuples

En prenant soin de fouiller dans l’histoire générale du monde, nous avons pu dénicher des cas éloquents qui peuvent justifier la justesse, la sincérité et l’efficacité  de la vision défendue par le premier des Congolais dans le contexte présent.
Nous avons choisi de décliner lesdits exemples, par ordre décroissant, au regard de leur importance et de la gravité des conséquences enregistrées à leur sujet.

Le Japon

L’Empire du soleil Levant passe pour le pays ayant subi un très grand désastre jamais connu dans l’histoire du monde à la suite de son bombardement à l’arme atomique par l’armée des Etats Unis d’Amérique ayant entrainé la dévastation des villes nippones de Hiroshima et Nagasaki. En dépit d’immenses pertes enregistrées aussi bien en vies humaines, en villes détruites qu’en innombrables biens publics que privés, l’Empereur Hiro Hito et l’ensemble de ses concitoyens ont fait preuve de grande dignité en ayant accepté d’oublier et de pardonner aux USA avec lesquels ils ont, cependant contre mauvaise fortune bon cœur, conclu des accords de coopération bilatérale. Il en est découlé que ce pays est devenu aujourd’hui une puissance économique et industrielle.

La France

Ce pays a été littéralement envahi par l’Allemagne lors de la 2ème guerre mondiale de 1945 avant d’être secouru par les armées des Alliés (USA et l’Allemagne). L’inimitié entre eux deux n’a pas duré longtemps. Car, huit ans après, soit en 1953, ils s’étaient réconciliés sous l’instigation de leurs grands leaders Charles De Gaule et Konrad Adnueur, passant sous l’éteignoir tout ressentiment, en prônant le pardon et l’oubli du passé !  Les deux nations constituent à ce jour la locomotive de l’Union Européenne, leur coexistence pacifique s’étant répercutée puissamment sur leurs économies qui passent pour les plus fortes de l’Europe Occidentale.

Afrique du Sud

Les Noirs de ce pays ont connu et vécu pendant plus de soixante dix ans un régime politique  » apartheid  » qui les avait réduit au rang, on dirait, des bêtes sauvages. A la fin du régime d’apertheid, Mandela et son parti, l’ANC (African National Congress), faisant montre d’un humanisme exemplaire, ont simplement tu les rancœurs, les frustrations, la haine pour les remplacer par l’amour de la patrie et du prochain ayant consolidé un sens élevé du pardon et de l’oubli.

Quels enseignements se dégagent de cette évocation d’exemples ciblés ?
La sainte Bible renseigne que le pardon est une puissance qui libère. La majorité des pays qui en ont fait l’expérience connaissent la paix, l’élévation et le développement fulgurant de leurs économies.

Par contre, ceux qui ont choisi le modèle contraire vivent des guerres et conflits interminables. Jugez en les cas d’Israël et de la Palestine, de la Libye, du Maroc et de l’Algérie, de la Syrie, de la Somalie …
Que dirons d’autre que de saupoudrer la tête de celui qui, à l’aulne de nombreux exemples typiques épinglés dans ce récit, a administré la preuve de sa maturité politique certaine, et d’une sagesse à l’épreuve des critiques, en tout cas injustifiés.

Enfin, nous voudrions relever un fait capital. Dédier son pays à l’Éternel comporte des bénédictions inimaginables. Preuve, un petit pays d’Afrique australe au climat presque désertique, possède une économie forte. Le roi du Lesotho avait dédié son pays au cours d’un culte, désormais annuel. Alors qu’il y pleut très difficilement et qu’il y a carence d’eau, les vaches sont pourtant grasses et produisent un lait d’excellente qualité d’ailleurs exporté en quantité vers des pays de l’Union Européenne.

Ce qui constitue sa principale source de devises, base de son économie forte.

Tout en saluant le meilleur choix fait par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de convier la RDC aux mains sûres de Dieu, nous vaincrons et il écrasera la haine, la méchanceté et les critiques injustifiées des détracteurs impénitents.

Par Mbay Katshingu Mbay/CP

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