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Gratuité de l’enseignement : Félix Tshisekedi doit vite agir

Gratuité de l'enseignement en rdc

Décision jugée salvatrice par l’Eglise catholique qui demande sa mise en application dès cette année scolaire 2019-2020, le dossier est déjà analysé au niveau de l’EPSP avec des propositions convenables qui n’attendent que l’aval du Chef de l’Etat
Par MKM

Dans deux semaines, c’est la rentrée scolaire pour le compte de l’année scolaire 2019-2020. Plusieurs parents attendent d’être fixés sur la mise en application de la gratuité de l’éducation de base scolaire sur toute l’étendue de la RDC, une décision prise par le Chef de l’Etat et relayée le 3 juin dernier par le Ministre a.i de l’Enseignement Primaire et Secondaire  lors de la publication du calendrier scolaire.

Une assemblée générale des comités des parents des élèves des écoles conventionnées catholiques évoluant dans la ville de Kinshasa, tenue le dimanche 18 août à la Paroisse Saint Joseph de Matonge, tient à la concrétisation de cette mesure présidentielle. Il a été aussi envisagé d’ici là la vulgarisation de cette décision à travers les assemblées par divers comités des districts, de manière à ce que les acomptes exigés  et autres frais ne soient pas payés.

Au niveau du ministère de l’EPS, la situation a été déjà suivie de près et des propositions adéquates envisagées en attendant le dernier mot du Président de la République qui ne manquera pas de donner à ce sujet  des instructions claires aux diverses autorités politiques et scolaires.
L’assemblée générale  tenue dans la salle de la Coordination diocésaine des écoles conventionnées catholiques a  par la même occasion  relayé la déclaration faite en date du 15 juillet par le bureau de la coordination provinciale en rapport avec la gratuité de l’éducation de base scolaire.

La Coordination diocésaine des écoles conventionnées catholiques  a eu à son temps félicité le Président de la République  » pour avoir pris une décision salvatrice en faveur des parents qui plus de 20 ans durant ont pris à bras le corps presque tout le système éducatif au moment où l’Etat (pouvoir organisateur de l’enseignement) avait presque démissionné de ses prérogatives pourtant consacrées dans la Constitution et recommandées dans la loi-cadre de l’enseignement national du 11 février 2014.  »

Elle veut aussi faire sienne  » la décision du Chef de l’Etat qui ne cesse depuis son avènement à la magistrature suprême de considérer  le secteur de l’enseignement comme prioritaire parmi d’autres secteurs de la vie nationale. » En plus de la gratuité de l’éducation, la Coordination estime nécessaire de mettre un terme au système de prise en charge des enseignants par les parents d’élèves et interdit par la même occasion à tous les Chefs d’Etablissement  du primaire et du secondaire toute perception des frais au motif d’acompte.

Tout en demandant au Gouvernement de prendre ses responsabilités, elle  sollicite l’extension de la mesure de la gratuité à tous les niveaux de l’enseignement, partant de l’enseignement primaire jusqu’au secondaire, le payement d’un salaire conséquent susceptible de permettre aux enseignants de bien assurer la tâche de l’instruction de la jeunesse sans inquiétudes et l’octroi des frais de fonctionnement adéquats aux écoles et aux bureaux et aux bureaux gestionnaires afin que le travail des uns et des autres soit optimal.

Prenant en considération la décision du Président de la République, le Ministère de l’Enseignement primaire et secondaire s’est penché déjà sur la situation et a fait des suggestions dont un budget de $US 3 milliards à l’enseignement en vue que l’enseignant arrive à toucher son salaire au taux de 1670 FC pour un dollar US dès cette rentrée scolaire au lieu de celui de 920 .Il est aussi prévu la rémunération de $US 250 au taux réel en Avril .Toutes ces innovations comme tant d’autres sur la table du Chef de l’Etat en vue de mettre fin à la prise en charge du système éducatif par les parents.

Le souci clairement exprimé lors de l’Assemblée tenue dimanche est de voir se concrétiser la décision prise par le Président de la République, jugée déjà salvatrice. Pour certains membres, la volonté politique est déterminante pour la mise en pratique de cette mesure.
Avec l’alternance intervenue au sommet de Sommet de l’Etat à l’issue des élections organisées par le pays sur fonds propres, il est possible au pouvoir de bien prendre ses responsabilités.

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