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Paracétamols avariés : Sanru fixe l’opinion

Paracétamols avariés Sanru fixe l’opinion

Une note de service de l’inspecteur général de la Santé, Louis André Komba Djeko, adressée, le 23 août dernier, aux inspecteurs provinciaux de la santé sur le défaut de qualité du « paracétamol 500 mg » a créé une psychose au sein de la population congolaise.  Pointé du doigt et accusée d’avoir distribué ce médicament, Sanru par la voix de son Directeur technique, Dr Albert Kalonji a vite fait de réagir à travers une conférence de presse animée le mardi 27 août à son siège.

L’objectif était de faire une mise au point sur cette situation, en donnant le contour de l’affaire afin d’apporter des éclaircissements pour fixer l’opinion. « Sanru n’a pas importé des médicaments falsifiés ou des faux médicaments qui seraient dans le marché en République démocratique du Congo en train d’être distribués ou consommés », a déclaré le Dr Albert Kalonji.

Entouré d’autres membres de l’asbl Sanru, le Directeur technique Kalonji est formel en signifiant que son asbl « n’est pas un revendeur des médicaments parce que tous les médicaments acquis par Sanru ou à travers Sanru se font au nom du ministère de la Santé. Ce dernier a donné mandat à Sanru en tant que principal récipiendaire afin d’acquérir les médicaments et de les mettre dans le système national ». Ces médicaments, ajoute-il, suivent son cours normal dans le système national jusqu’aux formations sanitaires. En d’autres termes, ces remèdes ne sont pas destinés à la vente.  Le Dr Kalonji a fait savoir que tous les médicaments portant le logo de Sanru et qui se retrouvent sur le marché du secteur privé ont été subtilisés parce qu’ils ne sont pas destinés à la vente.

Des médicaments déjà mis en quarantaine

Le Directeur technique de Sanru a reconnu que cette affaire de Paracétamol 500 mg avarié concerne un lot commandé depuis 2016 puis reçu en 2017. Entre février 2017 et août 2017, le médicament a été réceptionné par Sanru parce qu’il remplissait tous les critères. Il s’agit de 325 lots de Paracétamol ayant obtenu les autorisations, suivi toutes les vérifications et jugé conforme. « C’es seulement en août 2018, soit une année après, que nous avons commencé à enregistrer les premières alertes provenant des équipes de zones de santé de formation sanitaire. Ils ont constaté que certains comprimés commençaient à changer de couleur, soit de la couleur blanche vers une couleur marron », a affirmé le Dr Kalonji.

Ces alertes de Paracétamol avarié concernent les provinces de Haut-Uele, Ituri,  Kongo Central, Mai-Ndombe, Sud-Ubangi, Nord-Kivu et la ville-province de Kinshasa.  Face à cette situation, l’orateur a indiqué que ces antidotes distribués dans un système très contrôlable ont permis d’identifier 15 lots à problème sur les 325. Puisqu’il s’agit d’un circuit très fermé, les médicaments ont été retracés assez facilement et rappelés pour que la population n’en consomme pas.

Le Directeur technique de Sanru a rassuré l’opinion publique sur la mise en quarantaine de ces 15 lots et aussi des autres lots non encore avariés, avant de confirmer la destruction de certains produits. La cause de la perte de qualité de ce médicament, selon les premiers résultats de laboratoire, réside dans la mauvaise conservation. Le premier piste parle des conditions d’humidité hors normes, a renseigné le Dr Kalonji.  Par conséquent, il a tranquillisé les esprits en disant que le message qui circule actuellement ne cadre pas avec la réalité sur terrain puisque la situation est sous contrôle.

Un processus rigoureux d’acquisition des médicaments

A l’en croire, tout médicament reçu par Sanru passe par un processus de contrôle rigoureux. Ainsi, l’Office Congolais de Contrôle (OCC) procède également à des analyses pour confirmer la conformité du produit par rapport aux exigences requises. Tous les médicaments achetés par Sanru, poursuit le Dr Kalonji, proviennent des firmes très qualifiées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Une fois que ces remèdes font leur entrée au pays, ils rentrent dans le circuit du ministère de la Santé pour la distribution, et n’appartiennent plus à Sanru. « Ce que nous faisons est d’assurer la surveillance, de donner les moyens pour que les médicaments quittent le niveau de stockage du CDR vers les formations sanitaires pour son utilisation. Il est aussi question de faire le prélèvement en cours de chemin pour s’assurer que les médicaments n’ont pas perdu leur qualité », a révélé le Directeur technique de l’asbl.

Pour lui, cette conférence de presse n’a pas pour but de pouvoir créer une polémique autour de la note de service de l’inspection générale de la santé qui, malencontreusement s’est retrouvée dans les réseaux sociaux, alors qu’elle n’était pas destinée au grand public.  Cette lettre interne était envoyée par l’inspecteur à ses services au niveau des provinces pour un travail tout à fait technique, a-t-il précisé.

Par Tantia Sakata

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