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Quand le mariage tourne au carnage dans le film « Wedding Nightmare »

Actuellement projeté au cinéma dans la capitale, le mariage est présenté comme une chose horrible dans le film « Wedding Nightmare ». Ainsi,  dans ce long-métrage de 95 minutes, réalisé par la paire Tyler Gillett et Matt Bettinelli-Olpin, alors que Grace  (Samara Weaving) s’apprête à épouser Alex Le Domas (Mark O’Brien ), l’héritier d’une famille riche possédant un empire de jeux de société. Elle est invitée dans la splendide, mais inquiétante demeure, la jeune femme ne se sent pas acceptée.

Une mariée et la famille du futur époux

Elle a raison d’être inquiète, car cette famille bourgeoise a un rituel à suivre pour célébrer chaque nouveau membre des Le Domas. Dès minuit, une partie un peu spéciale débute et le manoir  se transforme en terrain de jeu, susceptible de devenir un vrai carnage selon le hasard des cartes.

Ce sera le début d’une longue nuit pour l’héroïne de « Wedding Nightmare ». Le film, mené par l’excellente actrice australienne Samara Weaving, est une de ces petites surprises sorties de nulle part (discrète production Fox Searchlight distribuée par Disney donc), certes imparfaite, mais trop généreuse et amusante pour être boudée. La jeune actrice bénéficie du jeu de seconds rôles talentueux, d’Andie MacDowell (Becky Le Domas), prenant plaisir  à incarner une matriarche opaque,  Nicky Guadagni  (Helene Le Domas) en tante un peu bête.

Suspense

Ainsi cet opus  multiplie les péripéties pour créer le suspense, même si  ce trop-plein semble parfois là pour camoufler les faiblesses de l’intrigue. Si le spectateur pourra accepter les motivations et explications un brin stupides des personnages, difficile d’être entièrement satisfait devant ce cauchemar, reprenant un peu de hauteur  lors de son final. Le film montre par ailleurs un humour cruel,  véhiculant  une image terrible de la famille, du déterminisme social et de la lutte des classes, avec l’idée qu’il n’y a aucune échappatoire pour les victimes comme pour les bourreaux.

Critique de la famille bourgeoise et de la lutte des classes

La maison bourgeoise devient alors un labyrinthe lugubre sans issue, où sont piégés et prisonniers chasseurs et chassés. Le scénario n’insiste pas sur ce sous-texte, au-delà de quelques dialogues bien sentis, qui rendent le massacre encore plus terrible. A sa sortie sur grand écran en France, le film était interdit au moins de douze ans.

Par YHR

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