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Pour réduire la mortalité due à ces calamités : La RDC dotée d’un Programme national de prévention d’accidents

Véhicule du Senat dans lequel le Professeur Tombe a trouvé la mort lors d'un accident de circulation le long du boulevard du 30 à Kinshasa.

Partant du constat amer fait par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), selon lequel les accidents, la violence et les traumatismes qui en découlent constituent une menace pour la santé dans tous les pays du monde, dans la mesure où ils sont la cause de la mort d’environ 5 millions de personnes chaque année, la République Démocratique du Congo, à travers son ministère de la santé publique, vient de se doter d’un Programme National de Prévention d’Accidents, (PNPA).

Créé le 04 octobre 2002 par l’Arrêté ministériel No MS.1250/CAB/MIN/CJ/BAI/030/2002, le PNPA fonctionne sous tutelle du ministère de la Santé Publique.  Il est censé travailler en collaboration avec d’autres secteurs impliqués dans la prévention d’accidents et avec un large éventail d’organisations gouvernementales et non gouvernementales participant à cette action. L’objectif visé est d’aider au mieux  le ministère de la Santé à jouer pleinement son rôle dans la réduction des accidents aux niveaux national et local, et à établir des politiques et plan efficaces et durables.

L’approche de santé publique de la prévention des traumatismes dus aux accidents étant désormais mieux acceptée partout dans le monde, les personnes travaillant comme intervenant dans ce domaine ont besoin d’être guidées dans ce travail, fait  remarquer le PNPA dans une de ses publications. La prévention d’accidents comme cause de grande mortalité avait été évoquée pour la première fois au cours d’une conférence internationale tenue en 1989 à Stockholm, en Suède.

A cette occasion, les délégués à cette conférence s’étaient penchés  sur l’éventail des cas de traumatismes résultant notamment d’accidents au domicile, à l’école, dans les bureaux, à l’usine, sur les routes, dans les exploitations agricoles, et sur les terrains de jeux.  Font aussi partie de l’éventail, les traumatismes dus aux hostilités, à la guerre et aux conflits civils, la violence et des abus sexuels au domicile et dans la collectivité, les traumatismes auto-infligés (y compris les suicides et l’abus de drogues et d’alcool), les tremblements de terre, et les inondations. Les participants à la conférence internationale de Stockholm ont reconnu que les traumatismes comme conséquences des accidents et de la violence constituaient un problème de santé publique de premier rang dans de nombreux pays et à l’échelle planétaire.

Et la République Démocratique du Congo ne fait pas exception.
Après avoir évalué et constaté que l’étendue des traumatismes non mortels variait d’un pays à l’autre, et qu’une forte proportion des personnes survivant à leurs blessures gardaient des incapacités temporaires, voire permanentes, les pays membres de l’OMS dont la RDC ont décidé de créer, chacun, un Programme national chargé de la prévention des traumatismes dus aux accidents, et de désigner des points focaux au ministère de la Santé qui devront animer ces programmes. Ces points focaux sont également chargés d’élaborer des politiques nationales de prévention, de coordonner le renforcement des systèmes de surveillance des traumatismes par la collecte des données et l’amélioration des services destinés aux victimes et aux survivants.

En République Démocratique du Congo, la Direction du Programme National de Prévention des Accidents est déjà à pied d’œuvre dans la ville-province de Kinshasa, première étape de son implantation qui doit ensuite s’étendre sur l’ensemble du pays. Parmi les actions déjà initiées par le PNPA à Kinshasa, capitale du pays, il y a lieu de citer la campagne de sensibilisation de la population sur la prévention des accidents domestiques dont la plupart ont comme cause la négligence.

Par DMK

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