..."/>

L’UE divisée sur la levée des sanctions contre les proches de Joseph Kabila !

sanctions contre les proches de Joseph Kabila

La réunion des ministres européens des Affaires Etrangères prévue dans un mois à Bruxelles sera déterminante pour la bande à  Mende, Boshab, Kahimbi…
Par GKM

Lors de son séjour en Belgique, le chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait plaidé auprès du président sortant de la Commission Européenne, le Luxembourgeois Jean-Claude Junker, pour  la levée des sanctions de l’UE à l’encontre des 16 personnalités congolaises proches de l’ancien Joseph Kabila.

D’après certains médias européens, dont RFI, certains pays membres de l’Union Européenne sont divisés sur la levée des sanctions contre les proches de Joseph Kabila accusés d’avoir freiné le processus démocratique en RDC.
Rfi a cite le ministre congolais en charge des Droits Humains, Me André Lité, un proche de Lambert Mende sous sanction européenne a lors de son intervention à la dernière session du Conseil des droits de l’homme à Genève, plaidé pour la levée de ces sanctions.

Au niveau de l’Union Européenne, certains pays sont pour la levée totale de ses sanctions au regard de progrès réalisé sur terrain avec le changement intervenu à la tête du pays. D’autres sont pour la levée partielle de ces sanctions et les plus intransigeants soutiennent le maintien de ces sanctions contre les collaborateurs de Joseph Kabila.

Dans un mois, les ministres des Affaires Etrangères de l’UE vont se réunir comme d’habitude pour décider sur la levée, le renouvellement et l’élargissement des sanctions ciblées de l’Union européenne à l’encontre d’officiels  congolais accusés d’être  responsables de la répression violente et d’autres violations graves des droits humains dans le pays.

Sous Joseph Kabila, le gouvernement congolais avait approché un cabinet d’avocat belge pour saisir le tribunal de l’Union Européenne, basé à Luxembourg, afin d’obtenir la levée des sanctions européennes à l’endroit de 16 individus congolais.
Ces sanctions ont été imposées en décembre 2016 et mai 2017,  lors de la séance du Conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne. Cette mesure faisait suite à près de quatre ans de répression contre ceux s’opposant à ses tentatives de rester en fonction au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats en décembre 2016.

Impunité totale

Depuis la prise de ces sanctions par l’UE, aucun des 16 individus n’a fait l’objet d’une enquête ni n’a été traduit en justice pour son implication présumée dans de graves violations des droits humains. Dans ce contexte, la levée des sanctions signifierait que l’UE tolère l’impunité et encourage purement et simplement les hauts responsables ainsi que d’  autres proches de Kabila à poursuivre leur répression violente, notait Ida Saywer, de Human Rithgts Watch, dans une lettre adressée il y a une année aux ministres européens des Affaires Etrangères.

Les Responsables sanctionnés

Les personnalités congolaises sanctionnées par l’UE ont occupé des postes influents au sein du Gouvernement ainsi que  des forces de sécurité sous Joseph Kabila et même sous la présidence de Félix Tshisekedi. Il s’agit entre autres  d’Ilunga Kampete, commandant du détachement de la Garde républicaine chargé d’assurer la sécurité présidentielle sous Kabila, sanctionné en décembre 2016 , Gabriel Amisi Kumba (également connu sous le nom de  » Tango Four « ), ancien commandant de l’armée congolaise pour la région occidentale, promu en juillet 2018 au poste de chef d’état-major adjoint de l’armée congolaise, chargé des opérations et du renseignement, sanctionné en décembre 2016.

Il y a aussi Ferdinand Ilunga Luyolo, ancien Chef de l’unité anti-émeute de la police congolaise, appelée Légion nationale d’intervention (LENI), nommé commandant de l’unité de police chargée de la protection des institutions et des hautes personnalités en juillet 2017, sanctionnée en décembre 2016 ; Célestin Kanyama, commissaire de la Police nationale congolaise (PNC) à Kinshasa, nommé directeur général des écoles et formations de la PNC en juillet 2017, sanctionné en décembre 2016 ; Delphin Kahimbi, ancien directeur des services de renseignements militaires, nommé chef d’état-major adjoint de l’armée congolaise en juillet 2018, sanctionné en décembre 2016 .

Il faut ajouter encore  John Numbi, ancien inspecteur général de la PNC, suspendu de ses fonctions en juin 2010 à la suite de l’indignation suscitée aux niveaux tant national qu’international par les meurtres du défenseur des droits humains Floribert Chebeya et de son chauffeur, Fidèle Bazana, dans lesquels Numbi était cité. Sanctionné en décembre 2016, Numbi a été décoré comme héros national en juin 2017  et, en juillet 2018, officiellement réintégré au sein de l’armée congolaise.

En juillet 2018, il a été nommé inspecteur général de l’armée congolaise. Muhindo Akili Mundos, ancien commandant de l’armée, responsable de la 31ème brigade dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, nommé commandant de la 32ème région de l’armée dans la province du Sud-Kivu en juillet 2017 a été sanctionné en mai 2017 par l’UE.
Eric Ruhorimbere, ancien commandant adjoint de l’armée de la 21ème région militaire du Kasaï, nommé commandant de la 31ème région militaire de l’Équateur en juillet 2018 est sous sanction de l’UE depuis mai 2017.

Les geôliers sous Kabila

Kalev Mutondo, alors administrateur de l’ANR et le chef du département de la sécurité intérieure, Roger Kibelisa ont été sanctionnés par l’UE et ce dernier continue d’assumer une haute fonction auprès du Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de Sécurité. Même des ministres sous Kabila figuraient également parmi les individus sanctionnés par l’UE. Il s’agit entre autres d’Emmanuel Ramazani Shadary, ancien Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de décembre 2016 à février 2018 ; actuel secrétaire permanant du parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie(PPRD) et candidat à la présidence désigné par FCC lors des  élections  de 2018 est sous sanction depuis mai 2017.

Il y a aussi Evariste Boshab, ancien Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de décembre 2014 à décembre 2016 a été sanctionné par l’UE depuis mai 2017. Sans oublier Lambert Mende, ancien ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement sous Kabila. En tant que ministres de l’intérieur et de la sécurité, Shadary et Boshab sont considérés avoir joué un rôle important dans la répression.

*

*

Monter

Login

Lost your password?