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Après les réponses du Premier ministre Ilunga Ilunkamba : Le budget 2020 accepté par les députés nationaux

sylvestre

Ce projet de loi de Finances a été transmis à la commission
ECOFIN pour un examen approfondi pendant 10 jours
Par Marcel Tshishiku

Les députés nationaux ont déclaré, hier mercredi 20 novembre 2019, recevable le projet de loi de Finances de l’exercice 2020, lors d’une séance plénière de l’Assemblée nationale tenue dans la salle des Congrès du Palais du Peuple, siège du Parlement. Les élus du peuple ont, à travers le Bureau de leur chambre législative, transmis ce texte légal à la commission Economique, Financière et de Contrôle budgétaire (ECOFIN).

Ils ont donné à cette dernière commission un délai de 10 jours pour en faire un examen approfondi, avant de remettre des conclusions de leurs travaux à l’Assemblée plénière. Après examen article par article, l’Assemblée plénière votera et enverra le même texte au Sénat pour un examen en seconde lecture.  Dans ses réponses, le Premier ministre a expliqué les éléments de référence du budget 2020 et insisté sur la nécessité de relever la pression fiscale qui, de son avis, se trouve en deçà de la moyenne des pays d’Afrique subsaharienne.

Sanction contre l’incivisme fiscal

En rapport avec le réalisme du budget, Sylvestre Ilunga Ilunkamba a indiqué que la mobilisation des recettes fera l’objet d’un suivi régulier afin de maximiser les recettes publiques et que tout incivisme fiscal sera sanctionné. Il a justifié la budgétisation de la redevance «Go pass» par l’article 60 de la loi sur les Finances publiques. Cette disposition légale donne au Gouvernement le droit de virer cette ressource financière à un compte spécial.

Evoquant le programme de la gratuité de l’éducation de base, le chef du Gouvernement a énuméré les mesures de réajustement  des salaires des enseignants et de mécanisation des enseignants non payés; sans oublier les mesures visant à mettre fin au sureffectif des élèves dans les salles de classes, à l’insuffisance des salles de classes et à la carence des matériels didactique. «Dans cette optique, une commission d’évaluation est déjà à pieds d’œuvre et nous comptons sur l’apport des partenaires techniques et financiers pour réaliser ce programme», a poursuivi le Premier ministre.

220 milliards FC pour les élections urbaines et municipales

Selon le chef du Gouvernement, le budget 2020 prévoit des crédits estimés à 220 milliards de francs congolais pour l’organisation des élections urbaines, municipales et locales. Les prochaines élections présidentielle, législatives nationales et provinciales, y compris les élections sénatoriales seront programmées dans les lois de finances des exercices budgétaires de 2021 à 2023.

Parlant la couverture de la santé universelle et de l’assainissement du secteur pharmaceutique, le chef du Gouvernement a expliqué que l’allocation réservée au secteur de la santé a bénéficié d’un accroissement et, bientôt, des établissements publics seront créés pour réguler ce secteur marqué par la prolifération des formations hospitalières et la vente illicite des produits pharmaceutiques. Il en est de même pour l’enveloppe globale destinée à la rémunération des hommes en uniforme, des enseignants et fonctionnaires de l’Etat, dont l’accroissement est évalué à 16%.

Eradication des groupes armés

«Le Gouvernement mobilisera tous les moyens à sa disposition pour éradiquer les groupes armés qui terrorisent encore les populations congolaises et sécuriser les frontières du territoire national, autant qu’il a prévu la rétention d’une allocation de 122,6 milliards de francs congolais, pour rendre opérationnelle la Caisse nationale de péréquation», a enchaîné le Premier ministre, confirmant la volonté de l’Exécutif national à assurer la connectivité des provinces par l’ouverture de 421 kilomètres de routes, la construction et réhabilitation de 765 kilomètres de routes provinciales en terre, des ponts et autres ouvrages d’intérêt commun.

Sous ce chapitre, l’orateur a annoncé la création, dans chaque province, d’une brigade autonome d’asphaltage. Il a jugé pertinente la recommandation des députés de pérenniser le cartonnage manuel ainsi que la libéralisation du secteur de desserte en eau potable et électricité, dont l’allocation est fixée à 248 milliards de francs congolais.

Les catastrophes humanitaires

Le Gouvernement de la République a, en outre, prévu une descente avec les partenaires humanitaires sur les lieux dans les provinces frappées par des catastrophes humanitaires, dès ce jeudi 21 novembre, en vue d’évaluer les dégâts et assister les populations. Le Gouvernement prépare également un plan de réponse globale de lutte contre l’insécurité alimentaire d’une part, et une stratégie nationale de gestion des déplacés internes et des refugiés congolais qui désirent regagner le pays.

Il a chargé la Fédération des entreprises du Congo (FEC) de  contrôler sans complaisance les entreprises de sous-traitance, en vue d’accompagner les services publics.  En conclusion, l’orateur a pris bonne note de remarques faites par les députés lors de leurs interventions et a sollicité l’implication des animateurs de toutes les institutions publiques dans la gestion de la chose publique pour redonner l’espoir au peuple congolais habitué à attendre la réalisation des promesses qui sont toujours repoussées.

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