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Violences sexuelles à l’Est de la RDC : l’ONU s’enquiert de la situation à Panzi

Sud-Kivu, Tanganyika et Maniema Viols de masse à Lubichako photo prise par Erick ks

L’Avocate des droits des victimes aux Nations Unies, Mme Jane Frances Connors a visité Panzi le jeudi 28 novembre 2019 afin de toucher du doigt les réalités de la prise en charge des victimes de violences sexuelles selon le modèle holistique.
Cette visite s’inscrit dans le cadre des responsabilités qu’exerce Mme Connors, en sa qualité de défenseur des victimes d’abus et exploitations sexuelles.

Accueillie dans la salle de réunion de l’Hôpital Général de Référence de Panzi, Jane Frances Connors et sa délégation, ont apprécié la qualité de services qu’offrent l’Hôpital et la Fondation Panzi dans la prise en charge des victimes de violences et abus sexuels. Venue pour la première fois dans cet hôpital, Connors a suivi attentivement les explications fournies sur le mécanisme d’interconnexion entre les quatre piliers de la Fondation Panzi et l’Hôpital, pour la reconstitution intégrale d’une survivante de violences sexuelles.

A cet effet, le personnel de cette institution  a présenté à son hôte le contenu du paquet de services qu’il offre, sous l’impulsion du Prix Nobel de la Paix le Dr Denis Mukwege, à travers le One Stop Center.  A l’issue d’une projection vidéo résumant le circuit de Prise en charge holistique, Jane Frances Connors a pu découvrir le paquet alloué par Panzi à ses patientes. Cette vidéo résume les différentes étapes par lesquels passent les victimes des violences sexuelles, dès leur accueil avant de poursuivre la prise en charge psychologique et médicale, au sein de l’hôpital.

Impressionnée par le travail qu’abat l’équipe de Panzi

Par souci de clarté, le médecin directeur adjoint de l’Hôpital a évoqué le rôle l’assistance juridique et de la réinsertion socioéconomique pour la réparation de l’âme.

Un accent a également été mis sur le travail d’accompagnement des femmes, une fois de retour dans leurs milieux de provenance, ainsi que la sensibilisation des communautés en vue de les emmener à éviter toute forme de stigmatisation à l’égard des victimes de violences sexuelles.
Avant de découvrir les différents services fonctionnant au sein de l’Hôpital, Jane Frances Connors a voulu comprendre la manière dont sont traitées les femmes victimes d’exploitations et abus sexuels commis par le personnel militaire et civile de l’ONU en RDC.

En vertu du principe de confidentialité et de la non-discrimination, toutes les patientes sont traitées de la même manière, sans tenir compte du statut de leurs bourreaux. Mais il faut noter que  quelques cas d’exploitation sexuelle commis par les agents de l’ONU et enregistrés à Panzi, ont été pris en charge selon le protocole institué par l’institution avec l’implication des services de la MONUSCO concernés par ce cas de figure.

Après l’entretien, Jane Frances Connors a été conduite au service de prise en charge des survivantes de violences sexuelles pour saluer les femmes, et de se rendre compte de la qualité de prise en charge des survivantes.
Au terme de cette visite, Jane Connors a salué les efforts du  Dr  Mukwege, ainsi que de toute l’équipe qui se dévoue au service de la communauté.

L’avocate des droits des victimes à l’ONU, a manifesté un intérêt particulier sur l’urgence des  réparation des préjudices causés aux victimes des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre en période de conflits.

Par GKM

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