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Pour lutter efficacement contre l’insécurité à l’Est de la RDC : L’implication des chefs coutumiers, chefs religieux et leaders locaux souhaitée

insecurité à Beni

Douze (12) mois se seront Bientôt écoulés depuis que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a pris les commandes de la RD Congo. Point n’est besoin de rappeler que l’avènement au pouvoir de ce leader politique a coïncidé avec le retour en force des démons de la balkanisation manifestement déterminés à rendre le pays ingouvernable dès l’amorce du mandat de ce dernier.
Le stratagème choisi pour arriver à cette fin apocalyptique consisterait à créer des foyers d’insécurité dans les régions névralgiques de l’Est du pays en exploitant les vieux conflits autochtones et les descendants de populations venues des pays voisins, ou encore en amplifiant la haine fondée sur les clivages éthiques ou sur la nationalité d’origine de populations cohabitant depuis la nuit de temps sur cette région du pays!

Pousser les autorités à négocier…

En rapport avec ce qui précède, des régions entières ont été ciblées par des groupes armés d’origine nationale ou étrangère avec pour mission de créer l’insécurité partout, afin d’amener les autorités du pays à négocier leur souveraineté sur tout ou partie du territoire qu’elle gouverne.
C’est dans cette funeste perspective que la ville de Beni et sa région rurale sont tombées sous le feu et la guillotine des «ADF-NALU» et des «combattants Maï-Maï». C’est également dans la même perspective que des groupes armés non autrement identifiés opèrent dans les régions voisines de l’Ituri et plus loin encore en territoire de Masisi avec les Maï-Maï Nyatura!

La situation n’est pas du tout différente dans la province du Sud-Kivu, où les Maï-Maï Raia Mutomboki sèment la mort et la désolation sur les plateaux d’Itombwe, en territoire de Fizi, ou encore dans la localité de Minembwe, en territoire de Mwenga où des populations se disputent les terres et la nationalité congolaise d’origine!
Ces tensions donnent lieu à des massacres des populations civiles, la destruction de biens et le déplacement de personnes et la multiplication de problèmes sociaux majeurs, dont des maladies endémiques nécessitant d’importants moyens de lutte que le pays manque cruellement.

Une priorité des priorités

A la veille de l’année 2020 la lutte contre l’insécurité toujours grandissante dans les régions névralgiques de l’Est demeure en bonne place dans l’agenda dès priorités de l’Etat en RDC!
Point n’est besoin de rappeler que l’installation du Quartier général avancé des Forces armées régulières est déjà effective à Beni. Et que les frappes chirurgicales promises aux groupes armés nationaux et étrangers, qui avaient élu domicile, ont déjà commencé, donnant des résultats qui se passent de tout commentaire.

Mais le travail ainsi accompli par les vaillantes FARDC avec l’appui des unités combattantes de la MONUSCO ne doit pas s’arrêter en si bon chemin. Les ennemis de la paix doivent être poursuivis jusqu’à leurs derniers retranchements!
Cependant, une certaine lenteur dans la manifestation de résultants des engagements est constatée sur le terrain, alors que les populations, qui sont contraintes de quitter leurs villages par le fait de la guerre, sont très impatientes pour y retourner sans délai excessif.
L’opinion constate, en effet, que tout se fait dans cette quête collective de paix sans l’appui toujours bien venu des encadreurs au quotidien des populations de villes et campagnes du pays.

Objectif: une part durable

Dans le cadre de la poursuite du combat en 2020 pour une paix durable en RDC, l’implication des chefs coutumiers, chefs religieux et leaders naturels (charismatiques) locaux devient une nécessité impérieuse. De l’avis de nombreux observateurs à Kinshasa, l’ensemble de la population du pays devrait s’approprier l’initiative de pacification du pays prise par le Président de la République, parce que tout le monde y trouvera son compte.

Pour réussir dans cette démarche, des équipes itinérantes de sensibilisation à la paix au respect de lois de la République et de biens communs doivent être mises en place sans tarder, estiment aussi les observateurs.

Par Bamporiki Chamira

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