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Selon l’analyse de la société civile : Le budget 2020 plus bénéfique aux institutions politiques

Jeanine Mabunda circonscrit les grands axes du budget 2020

Des suggestions avancées en faveur des secteurs prioritaires susceptible d’apporter la croissance économique et de réduire l’extrême pauvreté
Par GKM

Le rapport de l’analyse du Projet de Loi de Finances (PLF) 2020 de la société civile a été présenté  à Kinshasa. C’était au cours de cette conférence de presse où il a été noté que les prévisions des dépenses budgétaires de l’année suivante ont plus privilégié les institutions politiques notamment la Présidence, la Primature, l’Assemblée nationale que d’autres.

Bishop Abraham Djamba, Directeur Exécutif du Réseau Gouvernance Economique et Démocratie (REGED) qui l’a dévoilé,  a indiqué que cette analyse s’est focalisée sur les secteurs pro-pauvres sur des questions importantes intéressant la vie de la population. Il s’agit notamment de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’eau et  de l’électricité, de la protection sociale et du Genre. Cela, avec pour finalité l’amélioration de la qualité de vie de la population par la prise en compte de priorités pro-pauvres dans la loi des finances 2020.

A l’en croire, le niveau de recette pour l’exercice 2020 est estimé à 11 milliards USD. Or avec le Produit intérieur Brut (PIB) nominal qui est de 57,9 milliards USD et la pression fiscale de 13,3 %, le Gouvernement ne peut juste espérer que 7,5 milliards USD au lieu de ce qui est repris dans le PLF actualisé. Ainsi, le Gouvernement devrait-il trouver 3,5 milliards USD supplémentaire pour mener à bien sa politique.

Augmentation de 59 % par rapport à 2019   

Cependant, le fonctionnement des institutions et ministères dans le PLF 2020, soit 975 millions USD a connu une augmentation de 59 % par rapport à 2019, soit 613,4 millions USD et représente 10,6 % du budget général en 2020, contre 10,8 % en 2019. Une augmentation qui concerne essentiellement dix institutions et ministères, qui se partagent à eux seuls 70 %, et tous les autres 30 %. Cette enveloppe additive est essentiellement affectée aux lignes budgétaires tels que les frais secret de recherche et le fonds spécial d’intervention qui, de manière globale, représente plus de 50 % de frais de fonctionnement et ne sont pas justifiables.

Cependant, la rémunération dans le PLF 2020, soit 2,9 milliards USD connait un accroissement de 39,8 % par rapport à 2019, soit 2,1 milliards USD et représente 32 % du budget général en 2020, contre 37,1 % en 2019. La société civile se félicite de la prise en charge de la rémunération des enseignants.  Toutefois, elle constate que d’autres secteurs clés n’ont pas connu des augmentations substantielles.

Aussi, les investissements, soit 3,1 milliards USD semblent-ils avoir connu un taux d’accroissement de 99,5 % par rapport à 2019, soit 1,6 milliards USD et représente 33,6 % du budget de péréquation, qui n’était pas opérationnelle lors des exercices précédents.

Des suggestions pertinentes  

Pour en découdre, la société civile a  proposée notamment la réduction des crédits alloués aux dépenses des institutions et des cabinets ministériels. Ce, en faveur des secteurs prioritaires susceptible d’apporter la croissance économique et de réduire l’extrême pauvreté.
Aussi, recommande-t-elle l’affectation des crédits indûment accordés dans les institutions et ministères sur les frais secret de recherche et fonds spécial d’intervention pour un montant total de 88,6 milliards CDF au secteur Pro pauvre. Etant donné que le Président de la République a encore quelques jours avant de promulguer cette loi de finances, la société civile lui demande de tenir compte de ces recommandations.

 » Il lui appartient d’apprécier ce que nous proposons. Si le Président le trouve fondé, il peut demander une seconde lecture du budget. S’il trouve que le temps ne lui permet pas, on peut espérer une loi rectificative pour que ce rééquilibrage entre le secteur porteur et les institutions, se fassent de telle manière que le budget puisse sortir le secteur pro-pauvre « ,  a conclu Bishop Djamba.

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