..."/>

Kongo Central : Le comité provincial de l’UNPC s’insurge contre les menaces envers les journalistes de Matadi

Le mois de décembre 2019 n’a pas été du tout rose pour certains professionnels des médias de Matadi qui, contre toute attente, n’étaient pas libres d’exercer comme il se devait  leur métier puisque accusés de soutenir  l’Exécutif provincial, les uns, et l’Organe délibérant, les autres. Alors qu’on leur a toujours prêché la neutralité.

Cette situation a contribué  à la séquestration du journaliste Caleb Mavinga, de la cellule de presse du gouvernorat qui, le vendredi  27 décembre dernier, s’est vu privé de sa liberté au siège de l’Assemblée Provinciale pendant près de 3 heures par des éléments de la police nationale congolaise commis à la garde de l’hémicycle qui, croit-on savoir, auraient agi au nom de la hiérarchie de cet organe délibérant. Alors que le journaliste s’y était rendu sur invitation d’un groupe de députés provinciaux acquis à la cause de l’autorité provinciale, qui voulaient faire une déclaration politique.

Un journaliste privé de sa liberté au siège de l’Assemblée Provinciale

Trois semaines auparavant, soit le mercredi 4 décembre 2019, c’était le journaliste Gabriel Lukeka Bin Miya, Directeur provincial de la RTNC/Kongo Central, qui se voyait menacé par un membre du cabinet du gouverneur de province. Son pêché est d’avoir autorisé la diffusion d’une information sur la plénière de l’hôtel Bilolo, relative à l’examen de la motion de défiance contre le Gouverneur Atou Matubuana.

Le même comportement a été également déploré envers  le journaliste Serge Poba, de l’Agence de communication « CODIR » qui, en ce qui le concerne, a été non seulement menacé par un  élément de la police commis à la garde de l’Assemblée provinciale ; mais aussi brutalisé par un responsable d’une Fondation de la place.  Face à tous ces actes on ne peut plus déplorables, le Comité provincial de l’UNPC/Kongo Central a réagi farouchement.

Brutalisé

Dans un communiqué de presse qui passe dans tous les médias audiovisuels de la province, ce comité attire la particulière attention des uns et des autres sur la fait que la crise qui divise à ce jour l’Assemblée provinciale et le Gouvernement provincial, n’engage ni de loin et ni de près les professionnels des médias.

A cet effet, il met en garde les deux grandes institutions de la province du Kongo Central qui doivent cesser avec leurs menaces contre les journalistes. Au cas contraire, conclut-il, il n’hésitera pas à décréter un embargo d’une  durée indéterminée sur toutes les activités des deux institutions précitées qui, prévient-il,  doivent savoir que leurs actes sont une menace visant à saper la bonne volonté du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui ne cesse d’entreprendre des réformes dans plusieurs secteurs, dont celui de la presse, dans lequel il tient à promouvoir la liberté , qui est du reste garantie par notre Constitution.

Le numéro un congolais s’est par ailleurs engagé à soutenir l’adoption d’un moratoire sur les arrestations et emprisonnements des journalistes, ainsi que la mise en place d’un mécanisme national de protection de ces derniers.
A noter que le comité provincial de l’UNPC/Kongo Central a également profité de cette opportunité pour lancer  un rappel à l’ordre à l’endroit de ceux des professionnels des médias de cette province s’illustrant sans vergogne comme agent propagandiste et s’érigeant en spécialistes des publications sur les réseaux sociaux, ternissant ainsi l’image de la profession de journaliste.

Par Olivier Bilonda Kamwanya

*

*

Monter

Login

Lost your password?