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Réclamant plusieurs mois d’arriérés de salais : Les balayeurs de grandes artères routières de Kinshasa accusent

kin balayeur des rues

Où est passé l’Etat-Providence pour résoudre leur problème qui devient un scandale aux yeux des étrangers
Par Bamporiki Chamira

Envahi quotidiennement par des foules bigarrées, pressées de gagner le quartier des affaires ou le marché central, le boulevard du 30 Juin, à Kinshasa, est actuellement occupé dans sa partie méridionale par un groupe d’anciens balayeurs des grandes artères de la capitale !

Aux dernières nouvelles, on apprend que ces travailleurs de l’Etat d’un genre particulier œuvraient tantôt sous le commandement de la Direction de la voirie et drainage, tantôt sous celle d’une régie technique patronnée par l’Hôtel de ville de Kinshasa et, enfin, sous le commandement d’un consortium de particuliers, recrutés et payés par le gouvernement de la République, via le ministère des Finances !

D’après des sources proches de ces travailleurs impayés, qui occupent durablement aujourd’hui la partie méridionale du boulevard du 30 Juin, ces derniers ont accumulé des arriérés de salaires depuis de longs mois, avant d’être mis en congé technique forcé et ce, pour une durée indéterminée.

Pour ces braves balayeurs des grandes artères routières de Kinshasa qui comptent parmi eux des personnes de tous âges, des hommes et des femmes mariés et/ou célibataires, la galère vient ainsi de s’accentuer, dans une ville où la surenchère des biens de première nécessité n’accorde aucune chance de survie aux  » gagne-petit « , encore moins aux  » sans-emploi « .

Acculés de toute part et ne sachant à quels Saints se vouer, ces balayeurs avaient finalement décidé de manifester leur colère au grand jour, en vue d’exprimer leur indignation, espérant voir les pouvoirs publics intervenir sans plus tarder ! En effet, après 40 jours et 40 nuits de tortures physiques sur le boulevard du 30 Juin, pour protester contre l’indifférence de tous, ces personnes sortent de leur mutisme et accusent le Gouvernement d’immobilisme, mais aussi et surtout d’inconscience face aux calvaires de ces compatriotes, qui ont pourtant droit à une juste protection de l’Etat-providence incarné par le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo !

Debout comme un seul homme, ils se demandent avec angoisse où serait passé cet Eta-providence pour résoudre leur problème qui devient de plus en plus un scandale aux yeux des étrangers qui les voient passer la nuit à la belle étoile comme des animaux de proie dans la jungle !

Faute d’outils appropriés

Pendant ce temps, la campagne d’assainissement à grande échelle de la capitale symboliquement lancée, il y a peu, par le Chef de l’Etat, piétine faute de main-d’œuvre (paradoxalement) et d’outils appropriés. Les équipes locales constituées dans les 24 communes pour le théorique Salongo spécial du samedi ou d’autres jours à convenir ne travaillant qu’avec des outils de fortune, si pas avec de vieux clous !

Pourquoi les protagonistes de la tumultueuse campagne  » Kinshasa Bopeto « n’osent-ils pas faire appel aux balayeurs, désormais au chômage forcé, pour relancer celle-ci à partir du boulevard du 30 Juin qui ne mérite plus cette appellation hautement symbolique à cause des immondices annonçant l’échec en douceur de la gouvernance de Gentiny Ngobila.

Revendiquer ses droits sans violence

Aux yeux de fureteurs ayant une vue plus nette des encaisses journalières de la Direction générales des recettes de Kinshasa (DGRK), l’Hôtel de ville est en mesure d’éponger, sans aucune difficulté, les arriérés de salaires dus aux balayeurs et de prendre en service des effectifs supplémentaires à temps et à contretemps, sans une moindre conséquence majeure sur son plan général de trésorerie.

C’est tant mieux si ces attroupements, qui peuvent devenir à la longue des refuges pour délinquants et autres aigris de notre société, sont évalués en douceur sans délai excessif et sans tapage médiatique,  en ce moment précis où le pays s’apprête à accueillir sur son sol des étrangers déterminés à prendre part à son décollage dans tous les domaines, à la demande du Président de la République qui vient de séjourner à Londres, dans le cadre d’un colloque international sur les investissements en Afrique.

Leurs arriérés de salaires, une fois en poche et ragaillardis par l’espoir de retrouver leur emploi perdu, les balayeurs resteront pendant longtemps des modèles de travailleurs, qui revendiquent leurs droits sans recourir à la violence !

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