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Lors d’une matinée d’échange organisée par la « LICOPADEL » : Les dessous de la guerre de l’Est et de l’Accord FCC-CACH dévoilés

JC Katende de l’ASADHO

JC Katende de l’ASADHO et le Dr Sondji ont abordé hier la question
avant d’émettre des recommandations pertinentes
Par Marcel Tshishiku

Le président national de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean-Claude Katende, a proposé, mardi 4 février, la dissolution de l’Assemblée nationale comme solution à la situation politique, économique, sécuritaire et sociale qui prévaut actuellement en RD Congo.

Me Jean-Claude Katende a formulé cette recommandation lors d’une matinée d’échange organisée par l’ONGDH « LICOPADEL » (Ligue congolaise pour la paix, les droits de l’homme et les élections), à son siège sis quartier Salongo, commune de Lemba, ville de Kinshasa.

Facilitée par l’appui des ONG «National Endowment for Democracy» (NED) et «World Movement for Democracy», la matinée a porté sur le thème «Les minerais comme cause de la guerre de l’Est de la RDC: comment sortir de la crise politique, économique, sécuritaire et sociale du pays ? ».

Après le discours de Philippe Mangala, secrétaire exécutif de la LICOPADEL chargé des Droits de l’homme, le président de la LICOPADEL s’est appesanti sur le sous-thème « Agenda caché de la guerre de l’Est et de l’Accord FCC-CACH », affirmant que l’agenda caché de la guerre de l’Est en RDC repose sur les subterfuges des Etats voisins d’avoir la main mise sur les ressources naturelles en complicité avec les multinationales.

« Pour contrôler ces ressources naturelles, il faut avoir le pouvoir politique », a poursuivi Me Jean-Claude Katende, rappelant que c’est dans cette optique que ces Etats ont déclenché la guerre et continuent d’entretenir le climat d’insécurité dans cette partie du territoire de la RD Congo, riche en coltan, diamant, or…

De son avis, plus de 250 groupes armés créés tant par les Congolais que par les Etats voisins sont installés chacun autour d’un carré minier pour exploiter les ressources naturelles dans cette zone qui n’est plus contrôlée par le pouvoir de Kinshasa, au point que la RDC est connue comme premier pays producteur de coltan, alors que le Rwanda devient 1er pays exportateur des minerais qu’il ne produit pas assez.

Construire un mur à la frontière de l’Est du Congo

Pour mettre fin à la guerre, Me Jean-Claude Katende a également recommandé au Gouvernement d’utiliser surtout les mêmes stratégies que les ennemis, au lieu de se limiter à utiliser les méthodes d’une guerre classique ; de mobiliser la communauté tant nationale qu’internationale pour faire passer la vraie information et d’ériger un mur à la frontière entre, d’une part, les Etats voisins et, d’autre, la RDC, en laissant  des ouvertures à travers ce mur. L’enjeu est de prévenir les incursions des troupes ennemies et de préserver le commerce entre les peuples de la sous-régionale des Grands-Lacs.

Me Jean-Claude Katende appelle aussi chaque Congolaise et Congolais à faire passer le message et à faire pression sur les autorités politiques de la RDC, en vue de les amener à changer de langage face à ces Etats « car, a-t-il expliqué, la balkanisation reste toujours d’actualité.

Une épine dans le pied de la RDC

Concernant l’agenda caché de l’Accord FCC-CACH (Front pour le changement au Congo-Cap pour le changement), l’orateur a déclaré que cet Accord a pour finalité la conservation du pouvoir par Joseph Kabila, afin de protéger sa fortune.

« Dans cet Accord, les rapports de force entre le FCC et le CACH sont déséquilibrés », a-t-il poursuivi, rappelant les principales clauses de l’Accord, à savoir gouverner ensemble le pays, adopter un programme commun de gouvernance, mettre en place un Gouvernement de coalition, mettre en place un comité de suivi et de mise en œuvre de l’Accord.

Me Jean-Claude Katende a révélé que, contrairement audit Accord, ce comité de suivi ne s’est pas réuni pour examiner les menaces de destitution du Président de la République nourries par un haut cadre du FCC et tant d’autres questions jugées importantes. Il a déclaré publiquement qu’il n’a jamais été favorable à la coalition FCC-CACH qui, de son avis, constitue une épine dans le pied de la nation congolaise.

Dialogue sincère entre le FCC et le CACH

C’est ainsi qu’il a invité le peuple congolais à se pencher du coté de l’intérêt de la nation et de demander au Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi d’engager un débat sincère avec le FCC, en vue de savoir si ce dernier veut réellement travailler pour le bien-être des Congolais.

Deuxième intervenant, le Dr Jean-Baptiste Sondji a planché sur le sous-thème « Agenda caché des conflits interminables à l’Est et le rôle du Rwanda et de l’Ouganda ». Ancien ministre de la Santé publique de Laurent-Désiré Kabila, cet acteur politique a rappelé les origines de ces conflits qui, d’après lui, remontent au génocide rwandais de 1994, qui a provoqué le déferlement des réfugiés hutu rwandais en territoire congolais.

Il a démontré que la résistance du maréchal Mobutu à appliquer les résolutions de la Conférence nationale souveraine (CNS) a davantage enraciné l’idée de la balkanisation de la RDC. En résumé, le Dr Jean-Baptiste Sondji a affirmé que le rôle du Rwanda et de l’Ouganda consiste à faire perdurer la guerre à l’Est de la RDC pour contrôler les ressources minières.

Il a demandé à l’opinion congolaise de s’en prendre au régime politique rwandais, complice des multinationales,  et non au peuple rwandais qui, de son avis, n’est pas informé des actes de violence que ce régime est en train de mener en RDC.

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