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45 ans après la mort de Joseph Kasa-Vubu, l’OPEKA appelle au devoir de mémoire

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Sous l’égide de la Pléiade de Nestor Diambwana

24 mars 1969 – 24 mars 2014, cela fait 45 ans jour pour jour depuis qu’est mort Joseph Kasa-Vubu, le tout premier Président de la République Démocratique du Congo. Le devoir de mémoire oblige l’Organisation politique des Kasavubistes et alliés (OPEKA), parti politique actuellement dirigé par Mme Marie-Rose Kasavubu Kiatazabu, fille ainée du Président défunt, à organiser des manifestations culturelles sous l’égide de la Pléiade de Nestor Diambwana, ancien Vice-Gouverneur de la Banque Centrale, afin que ce 45ème anniversaire ne passe pas inaperçu.

A cette occasion, Nestor Diambwana vient de dédier à Joseph Kasa-Vubu un poème aux accents poignants intitulé  » De J.K. à J.K., de Kimbangu à Kabila ou l’énigme des 3 K « . Dans ce poème qui devrait figurer en bonne place des anthologies de la poésie congolaise, Nestor Diambwana, président du groupe culturel et littéraire La Pléiade, rappelle le parcours du Congo depuis son indépendance en évoquant les 3 K qui désignent Kimbangu, Kasa-Vubu et Kabila (fils).

Dans ce poème, le président de La Pléiade évoque aussi l’oubli dans lequel est plongé Joseph Kasa-Vubu à qui on a refusé une sépulture digne, alors qu’il avait sauvé son pays en épargnant ce dernier d’une hécatombe par sa sagesse.

Le poète Nestor Diambwana considère toutefois que cet oubli a été réparé avec l’érection d’un mausolée digne de Joseph Kasa-Vubu à Singini, village natal de feu le Président Kasa-Vubu. Monument qui n’attend plus que l’inauguration officielle par le Président Joseph Kabila, comme le souhaitent tous les Ne-Kongo.
Dans son poème, Nestor Diambwana exhorte les Congolais à ne pas jeter dans les oubliettes Simon Kimbangu, Joseph Kasa-Vubu, et Joseph Kabila.

Le 45ème anniversaire de la mort de Joseph Kasa-Vubu est aussi l’occasion pour Thomas Kiala Ndolumingu, Secrétaire Général de l’Organisation politique des Kasavubistes et alliés (OPEKA) de rappeler les nombreuses correspondances adressées aux autorités du pays, mais restées sans suite, concernant la demande de cette organisation politique qui souhaite voir la date du 24 mars être décrétée chaque fois journée fériée et comme symbole de la lutte contre le colonialisme, comme le Gouvernement n’a pas hésité à le faire pour Patrice Lumumba, un autre héros et martyr de l’indépendance, et pour Laurent-Désiré Kabila, tombeur de la dictature mobutienne.

Pour l’OPEKA, Joseph Kasa-Vubu fut une grande figure ede l’histoire de l’émancipation du peuple congolais et c’est à juste titre qu’il est considéré comme le père de l’indépendance. Aussi l’OPEKA souhaite-t-elle que la date commémorant sa mort ne soit pas réduite à une simple journée de recueillement et de souvenir pour sa famille biologique et ses héritiers politiques, mais qu’elle soit considérée comme celle célébrant l’homme qui a sorti les Congolais du joug colonial.

Né en 1917 au village de Dizi, au Mayumbe, Joseph Kasa-Vubu fit son catéchuménat à Kizu, à six kilomètres de Tshela, où il fut baptisé le 31 janvier 1931.

Après des études au petit séminaire de Mbata Kiela (de 1929 à 1937), il fit des études de philosophie au grand séminaire de Kabwe, au Kasaï Occidental. Après 3 ans passés dans ce grand séminaire, il fut prié par ses maîtres de rejoindre le laïcat au lieu de continuer dans le clergé compte tenu de son esprit critique sur certains problèmes.

Ses premiers pas dans combat politique remontent aux années 1950 avec l’Abako (Association des Bakongo. Combat qui fera de lui le premier bourgmestre congolais de la commune de Dendale (aujourd’hui Kasa-Vubu), puis le tout premier Président de la République Démocratique du Congo.

Par DMK

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