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6ème édition de la Semaine Française de Kinshasa : La diversification de l’économie congolaise au centre de ce grand rendez-vous

6ème édition de la Semaine Française de Kinshasa

Le lancement officiel de la 6ème édition de la Semaine Française de Kinshasa (SFK) est intervenu, mercredi 12 juin, à Pullman Hôtel sous le thème: « diversification et transformation : un nouvel élan économique ». Pendant 4 jours soit, du 12 au 15 juin, 49 entreprises vont offrir leurs services au grand public.

C’est le Premier ministre intérimaire, Bruno Tshibala, qui a procédé à la coupure du ruban en présence de président de la Chambre de Commerce et d’Industrie Franco-Congolaise (CCIFC), de l’Ambassadeur de la France en RDC, des dépités et sénateurs ainsi que d’autres invités. Ensuite, il a visité les différents stands en vue de s’acquérir des services rendus par chaque société présente à ce grand rendez-vous économique, et à la fois culturel.

Lors de son discours, le président de la CCIFC, Ambroise Tshiyoyo, a indiqué que la 6ème édition de la SFK permet de réfléchir sur la possibilité de créer des ressources financières additionnelles et variées susceptibles de stabiliser de manière perreine le cadre macroéconomique et réaliser ainsi la résilience et l’inclusivité de l’économie de la RDC.

« Il faut diversifier les sources de revenus et installer une chaîne de valeur pour intégrer la plus grande tranche de la population dans la chaîne de production et créer une véritable classe moyenne congolaise qui va assurer une croissance durable et inclusive », a-t-il affirmé.  Selon le président Tshiyoyo, avec cette Semaine Française, le souhait est d’attirer l’attention des entrepreneurs et investisseurs sur d’autres domaines. Beaucoup de filières, dit-il, en RDC restent encore non exploitées notamment l’agro-industrielle.

Ainsi, son constat reste amer du fait qu’il n’existe pas d’industrie touristique, ni manufacturée ; il n’ya aucune pêcherie industrielle organisée alors que les poissons meurent de vieillesse dans les rivières et lacs congolais et que la RDC n’a aucune industrie forestière pour un pays possédant la plus grande réserve mondiale.
Face à cette réalité, le numéro un de la CCIFC a invité les acteurs du secteur privé de pouvoir investir nombreux en RDC parce qu’il y a de la place pour tout le monde. Et d’ajouter : « au Congo, on y fait des affaires et on y gagne de l’argent ».

Néanmoins, M. Tshiyoyo a demandé aux dirigeants Congolais de préserver le climat des affaires en assurant la sécurité juridique et judiciaire. L’objectif, poursuit-il, est de permettre au secteur privé, créateur des richesses et d’emplois de jouer pleinement son rôle d’accélérateur de développement. Dans ses propos, il a reconnu qu’il existe une volonté politique à lutter contre la corruption et assurer l’égalité de tous devant la loi.

Pour Bruno Tshibala, dans un pays où l’essentiel de l’économie repose sur le secteur minier, ce thème est à la fois un programme et un besoin réel pour soutenir la stabilité macroéconomique retrouvée depuis un certain nombre d’années.L’émergence du pays, a-t-il expliqué, passe par une diversification bien pensée et par la transformation sur place en vue de la création d’une classe moyenne et d’un tissu économique solide, capable d’assurer une vraie résilience.

M. Tshibala a, enfin, reconnu que l’importance de la Semaine Française est qu’elle ouvre davantage les portes à des entreprises françaises sur le sol congolais pour les vrais échanges gagnant-gagnant.
En ce qui concerne l’Ambassadeur de France en République Démocratique du Congo, François Pujolas, cette 6ème édition se déroule dans un contexte assez exceptionnel étant donné que le Congo vient de connaître sa première transition pacifique depuis son indépendance. En plus les relations bilatérales entre la France et la RDC ouvrent une nouvelle page de partenariat.

Le diplomate français s’est dit heureux pour le choix des thèmes qui seront traités autour de cette diversification nécessaire pour l’économie. Une priorité qui répond absolument aux nécessités du moment. Notons que la SFK est aussi l’opportunité pour l’Agence Française de Développement (AFD) et PROPARCO de présenter « Choose Africa », l’initiative phare lancée par la France en faveur des PME, TPE et start-up africaines.

Par Tantia Sakata

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