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Avec la communication présidentielle sur «Bombé» et «Muvoke»: vers le renforcement de l’arsenal juridique de la RDC contre les produits euphorisants

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Avec la communication présidentielle sur «Bombé» et «Muvoke»: vers le renforcement de l’arsenal juridique de la RDC contre les produits euphorisants

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Par Bamporiki Chamira

L’opinion nationale et internationale vient de suivre avec une attention soutenue le compte rendu de la 16ème réunion du Conseil de ministres tenue le vendredi 20 août 2021 sous la conduite clairvoyante du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Un point revient régulièrement au centre de débats nourris aujourd’hui dans les familles de Congolais aussi bien à Kinshasa que dans les régions de l’arrière-pays. Il s’agit, on s’en doutait encore, d’une lourde hypothèse qui pèse sur l’avenir de la jeunesse congolaise qui s’adonne impunément à la consommation de deux drogues extrêmement dangereuses.

Il s’agit de la drogue baptisée «Bombé» identifiée (plus ou moins) dans les milieux de jeunes à Kinshasa et ses environs d’une part, et de la drogue dénommée «Muvoke» qui est présentement considérée comme la coqueluche de milliers de jeunes dans la province du Nord-Kivu, d’autre part! Mais, il n’est pas permis d’oublier de sitôt qu’à la suite de ces deux drogues, récemment mises à découvert dans le pays, se trouvent tant d’autres qui y entrent et font des ravages en silence dans tous les milieux sociaux à travers la contrebande.

En effet, des sources d’informations dignes de foi signalent à ce propos que la consommation de la drogue en RDC a gagné des publics insoupçonnés auparavant: cadres d’entreprises, membres d’assemblées délibérantes, membres de sociétés savantes, personnel de recherche, encadreurs politiques de la jeunesse ouvrière et/ou estudiantine, les corporations artistiques, les services spécialisés non autrement identifiés et bien d’autres encore!

Considérée à l’époque coloniale comme un véritable fléau, la drogue sous toutes ses formes était vigoureusement combattue parce qu’elle était de nature à réduire de façon drastique le taux d’activité de la population indigène, dont les autorités attendaient tout pour construire et renforcer l’économie de la métropole dont la prépondérance sur le continent européen était devenue indiscutable.
Soixante et un ans après l’indépendance de la République démocratique du Congo, la réalité autour de la nuisance de la drogue, sous toutes ses formes, est plutôt plus alarmante que jamais. C’est pourquoi, pour la première fois un Chef d’Etat de ce pays en fait une de ses multiples préoccupations aujourd’hui.

En effet, garant de la sécurité collective, le Président Félix-Antoine Tshisekedi sait par exemple que les drogues produites localement et les drogues d’importation étrangère sont pour beaucoup dans le recrutement, l’entrainement, le paiement même et le déploiement omniprésent de groupe armés qui empêchent ou retardent le rétablissement rapide de la paix à travers le pays!

Avec la communication du Président de la République, le 20 août 2021, sur la consommation de la «Bombé» et de la «Muvoke» la voie est ouverte vers le renforcement de l’arsenal juridique de la RDC sur et contre les produits euphorisants locaux ou importés qui inondent actuellement le marché de ce pays!

Mais le renforcement de l’arsenal juridique du pays ne peut guère suffire s’il ne s’appui pas sur l’éducation en famille et dans les établissements classiques de formation de la jeunesse, y compris dans les tribunes au cours desquelles les masses populaires sont haranguées par leurs leaders préférés.
On parle de plus en plus aujourd’hui des réformes? Que celle-ci commencent par les plus urgentes, c’est-à-dire celles appelées à assurer le maintien de la Nation malgré et contre ses éventuelles faiblesses de parcours!