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Conflits et crise climatique : l’ONU alerte sur l’explosion des déplacements internes

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Conflits et crise climatique : l’ONU alerte sur l’explosion des déplacements internes

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Par TSM

Rapporteuse spéciale sur les droits humains des personnes déplacées dans leur propre pays, Paula Gaviria Betancur, a, vendredi dernier devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, présenté son rapport sur la réinstallation planifiée des personnes dans le contexte des catastrophes et des effets néfastes des changements climatiques. Selon cette experte indépendante des Nations-Unies, au fur et à mesure que les changements climatiques s’intensifient, les déplacements internes devraient augmenter dans ce contexte.

Mme Gaviria a révélé que ces changements climatiques ne constituent pas comme étant le seul un facteur de risque, avant de souligner qu’ils contribuent à rendre les dangers plus fréquents et plus intenses, rendant les communautés plus vulnérables. Elle a prévenu que les déplacements internes vont augmenter au moment où le changement climatique s’intensifie, et ce, dans le contexte de catastrophes soudaines et des effets néfastes du changement climatique. ” 70 % des déplacés internes se trouvent dans des Etats fragiles ou touchés par des conflits, qui sont particulièrement vulnérables aux effets néfastes du changement climatique “, a-t-elle rappelé.

A en croire les chiffres avancés, l’ONU a recensé, fin 2023, dans le monde 68,3 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays en raison des conflits et de la violence, soit une augmentation de 49% il y a cinq ans. Outre ces déplacements liés aux conflits et à la violence, 7,7 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur de leur pays à la même période en raison d’inondations, de tempêtes, de tremblements de terre, d’incendies de forêt et d’autres catastrophes.

Pour l’Experte onusienne, la réinstallation ne devrait alors être envisagée qu’en dernier recours, afin de protéger la vie et la santé après avoir consulté les communautés touchées ou à leur demande. Mme Gaviria a soulevé le fait que les personnes et les communautés relocalisées sont confrontées à de profondes répercussions sociales et culturelles et à des violations de leurs droits humains.

Il s’agit notamment en matière de logement, de soins de santé, d’éducation et de droits culturels, ainsi qu’à des incertitudes juridiques sur le régime foncier lors de la réinstallation, y compris l’accès à la terre ou à des moyens de subsistance basés sur l’eau.

Pour atténuer les impacts négatifs sur les droits de l’homme, il faut jeter des bases en apportant des solutions durables. Ainsi, elle a recommandé une approche fondée sur les droits de l’homme pour l’évaluation, la planification et la mise en œuvre de la réinstallation planifiée.