Florent Ibenge : « Ce que j’ai à Azam est sans aucune commune mesure avec ce que j’avais à V.Club »
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Par Armando MANANASI
Figure emblématique du football congolais et africain, l’entraîneur Florent Ibenge a assisté à la 47ᵉ Assemblée générale ordinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) comme invité.
En marge de ces assises, Florent Ibenge a réagi à chaud, devant la presse, pour parler de l’organisation du football à travers le continent. L’actuel entraîneur d’Azam FC de Tanzanie a, au cours de cet échange avec la presse, parlé sans détour du fossé organisationnel qui existe désormais entre les deux nations de football, à savoir, la RDC et la Tanzanie. Son constat a sonné comme un appel à la réforme du football congolais.
Une organisation au-dessus de tout
Le célèbre entraîneur est d’abord revenu sur les raisons de son engagement avec Azam FC, un club ambitieux qui cherche à bousculer la domination des géants tanzaniens, Simba SC et Young Africans (Yanga).
» Très compétent et très humble, donc ça me correspond très, très bien. Et on va essayer de faire en sorte que ce club puisse aussi avancer car, ils étaient un peu effacés dans le football par rapport aux autres activités qu’ils organisent. Et là, ils ont décidé d’essayer de compétir contre Young African et contre Simba FC. C’est pourquoi, ils ont fait appel à moi, on va essayer d’être à la hauteur « , a notamment déclaré Florent Ibenge.
À propos du volet logistique et structurel, l’entraîneur Ibenge a délivré un message fort. L’environnement de travail en Tanzanie représente, selon lui, un changement de paradigme total par rapport à ce qu’il a pu connaître en RDC.
Une différence « sans commune mesure »
Interrogé sur les conditions de travail qui l’avaient souvent obligé, lorsqu’il était à V. Club, à considérer les succès africains comme un simple » bonus » face à un environnement peu propice, Florent Ibenge a livré un témoignage sans appel : » En tout cas, ce que j’ai à Azam est sans aucune commune mesure avec ce que j’avais dans Vita. Azam est un club très bien structuré avec son propre terrain. «
Pour illustrer ce fossé, l’entraîneur a donné des chiffres précis concernant son encadrement technique, un indicateur direct de la professionnalisation d’un club. « Ici, dans V-Club, j’avais trois adjoints. Là, j’en ai huit ou six. Avec toutes les facilités possibles, ce n’est pas comparable « , a insisté l’ancien sélectionneur des Léopards.
Florent Ibenge, pour mieux illustrer ses propos, a mis en exergue le fait que le club tanzanien dont il dirige actuellement le staff technique, dispose de ses propres infrastructures et d’un staff technique étoffé offre une base de travail inestimable, permettant au technicien de se concentrer uniquement sur la performance sportive.
S’adapter avant de se plaindre
Le message de Florent Ibenge, tout en étant une critique implicite de la gestion des clubs et des ligues en RDC, n’est pas teinté d’amertume, mais plutôt de pragmatisme. Pour l’ancien sélectionneur des Léopards, il est essentiel de s’adapter et de se renseigner avant de s’engager.
» Ce n’est pas le même pays, donc il faut s’adapter à la situation. Ce n’est pas la même situation. Je crois qu’il y a un adage qui veut que quand tu arrives quelque part, les gens dansent à gauche et tu danses à gauche. Donc la première des choses, c’est d’observer et de bien s’adapter. Et puis quand on va quelque part, il faut bien se renseigner avant pour ne pas avoir à se plaindre après. «
Il sied de signaler que si la RDC regorge de talents footballistiques, l’organisation et la professionnalisation des clubs et du championnat national semblent être la clé manquante pour rivaliser structurellement avec les meilleures ligues africaines, à l’image du modèle tanzanien en pleine ascension.







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