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Lemba : l’avenue Kibunda envahie par des boutiques et meuneries

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Lemba : l’avenue Kibunda envahie par des boutiques et meuneries

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Par CM

Les habitants de l’avenue Kibunda appellent le Recteur de l’Université de Kinshasa et le Gouverneur de la ville à trouver des solutions durables pour désengorger de manière définitive l’avenue Kibunda, dans le quartier Mbanza-Lemba. Se trouvant dans la commune de Lemba, l’avenue est envahie par de petites boutiques, empiétant sur la route. La plupart de ces échoppes se trouvent le long du mur clôturant le terrain de l’Université de Kinshasa, avenue Kibunda.

L’envahissement de ces lieux de vente, installés de manière anarchique, entraînent un rétrécissement des voies de circulation. Les véhicules sont obligatoirement gardés au parking de l’intendance de l’Université de Kinshasa, moyennant finance. Selon un expert en urbanisme, le rétrécissement des routes par les petites boutiques est un problème complexe, lié à l’étalement urbain désordonné.

Ce phénomène est aggravé par le manque de planification urbaine, la faiblesse de la réglementation et du contrôle de l’urbanisme.
Selon les marchands, ces espaces ont été alloué par certains membres de la garde université et le Chef du quartier de Mbanza-Lemba. Ils perçoivent l’argent de ces vendeurs et en retour, ils les autorisent à installer leurs boutiques.  » L’absence d’un plan d’urbanisme strict et de contrôle de l’application des règles d’urbanisme serait également à la base de ce phénomène », a indiqué un autre habitant.

Les règles d’hygiène bafouées

Ces commerçants ont transformé l’avenue Kibunda en marché, au mépris des règles d’hygiène et de sécurité. Des dizaines de moulins de maïs et manioc, installées à même la route, jonchent les lieux de déchets, compliquant sérieusement la circulation et exposant les riverains à des risques sanitaires. Le lieu est envahi d’amas d’immondices, environnement propice à la prolifération de virus, de parasites et de bactéries, menaçant directement la santé des consommateurs.

Ces commerçants occupent la moitié de l’avenue Kibunda. Une occupation anarchique qui entraîne une dégradation du cadre de vie. Les caniveaux bouchés par les déchets favorisent inondations et têtes d’érosions. Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour exiger des mesures concrètes. Sinon, Kinshasa ne pourra retrouver son surnom de « Kin la Belle ».