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Intégration économique régionale entre la RDC et le Rwanda : Kinshasa prudent malgré l’avancée

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Intégration économique régionale entre la RDC et le Rwanda : Kinshasa prudent malgré l’avancée

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Par DMK

La quatrième réunion du Comité conjoint de suivi de l’Accord de paix conclu le 27 juin dernier entre la RDC et le Rwanda, sous la médiation des Etats-Unis, s’est tenue le vendredi 7 novembre 2025, à Washington DC. A l’issue de cette réunion, les représentants de la République Démocratique du Congo et ceux du Rwanda ont paraphé le document du Cadre d’intégration économique régionale (CIER), en présence de la Sous-Secrétaire d’Etat Hooker, et de Massad Boulos, Conseiller principal pour l’Afrique au Département d’Etat américain.

Selon l’Agence Congolaise de Presse (ACP) qui se réfère à un communiqué publié par le ministère de la Communication et médias, la réunion tenue vendredi dernier, dans la capitale américaine, a permis  » aux deux parties de mesurer les progrès réalisés, d’identifier les retards dans la mise en œuvre de l’Accord de Washington et de convenir des actions visant à accélérer la concrétisation des engagements pris « .

 » Sous la facilitation du Gouvernement américain, la République Démocratique du Congo et la République du Rwanda ont paraphé le texte intégral du Cadre d’Intégration Économique Régionale (CIER). Ce document fixe les axes prioritaires de coopération économique et de développement entre les deux pays, traduisant les dividendes attendus de la paix en opportunités concrètes de croissance et de prospérité au bénéfice des populations « , indique le communiqué parvenu à l’ACP.
Bonne exécution du Concept d’Opérations

Cette avancée a été saluée par le Gouvernement de la RDC qui a toutefois pris soin de rappeler, dans le communiqué, que la mise en œuvre effective de ce Cadre d’intégration économique régionale  » prendra effet au terme de la bonne exécution du Concept d’Opérations (CONOPS) annexé à l’Accord du 27 juin 2025, et de l’Ordre Opérationnel adopté par les parties dans le cadre du Mécanisme Conjoint de Coordination de Sécurité approuvé par le Comité Conjoint de Surveillance. Cela établit ainsi un lien indissociable entre sécurité, stabilité et développement, et souligne que le rétablissement d’une paix intégrale doit précéder les affaires économiques « .

Dans son communiqué, Kinshasa  » réaffirme aussi sa détermination à maintenir la dynamique de paix engagée et de traduire ses efforts diplomatiques en résultats concrets sur le terrain, dans l’intérêt de son pays et de la région des Grands Lacs « .

Selon la source, le Gouvernement congolais a saisi cette occasion pour exprimer toute sa gratitude aux États-Unis d’Amérique, à l’État du Qatar, à la République du Togo, et à la Commission de l’Union Africaine (UA), pour leur accompagnement constant et leur engagement en faveur de la paix, de la stabilité et du développement dans l’Est de la République Démocratique du Congo et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.

L’armée rwandaise occupe toujours des zones en RDC

Kinshasa ayant encore montré sa bonne foi de respecter ses engagements, en vue d’un aboutissement heureux du processus de paix en cours, il appartient désormais au Rwanda et à ses supplétifs de l’AFC/M23 de respecter les leurs conformément à l’Accord de paix signé le 27 juin dernier à Washington.

Le document paraphé vendredi dernier par les deux parties définit les domaines clés censés favoriser la coopération et le développement économiques entre les deux pays voisins, dans la mesure où les opportunités d’investissement et de croissance profiteront directement aux populations de la région.

Selon l’accord de paix signé le 27 juin 2025 à Washington, la RDC et le Rwanda ont convenu de respecter l’intégrité territoriale de la République Démocratique du Congo en procédant, de manière pratique, à la neutralisation et au désengagement des forces négatives et à la levée des  » mesures défensives  » du Rwanda et vice-versa.

Le Rwanda doit également procéder à la neutralisation et au désengagement de ses supplétifs du M23/AFC, qui occupent quelques territoires des provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Mais, jusqu’à présent, l’armée rwandaise ne s’est toujours pas retirée des zones qu’ils occupent dans les deux provinces de la RDC. C’est dire qu’il y a encore des écueils qu’il faudra lever avant la signature d’un accord de paix définitif qui devrait avoir lieu à Washington, d’ici la fin de l’année en cours.