Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement COP30 : Félix Tshisekedi appelle à reconnaître l’Ecocide comme crime international
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Par Carroll MADIYA
La RDC a exprimé son soutien à l’initiative du Vanuatu, des Fidji et de Samoa visant à faire reconnaître l’écocide, la destruction massive de l’environnement comme un crime au regard du droit international. Cette démarche a comme ambition de criminaliser les atteintes graves, étendues et durables à l’environnement, ouvrant ainsi la voie à des poursuites judiciaires contre les individus responsables de telles destructions. Le Congo Démocratique s’est ainsi exprimé à travers le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, lors du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement organisé, du 6 au 7 novembre 2025 à Belem (Brésil), dans le cadre de la 30e Conférence des Parties sur le changement climatique (COP30).
Félix Tshisekedi a justifié cette position par le fait que la RDC est victime de l’agression rwandaise à travers la rébellion de l’AFC/M23, dont les activités affectent le parc des Virunga, aire protégée de haute importance écologique.
Profitant de l’occasion, le Chef de l’Etat a mobilisé la planète contre « l’écocide » que subit la RDC. Il a accusé certaines personnes mal intentionnées de détruire volontairement les espaces protégés et les forêts de la RDC, et a appelé la communauté internationale à aider la RDC, confrontée à la fois au génocide et à l’écocide.
Les bonnes décisions pour limiter la destruction de la nature
» L’agression que subit mon pays est aussi une guerre écologique en ce qu’elle détruit nos forêts, nos aires protégées, nos parcs. Mon pays comprend donc la pleine portée de l’initiative du Vanuatu, de Fidji et de Samoa visant à reconnaître l’écocide comme un crime international autonome. Détruire délibérément une forêt primaire, une tourbière millénaire ou une aire protégée essentielle au stockage du carbone revient à compromettre l’avenir de l’humanité », a précisé Félix Tshisekedi, réaffirmant le rôle de la RDC comme » pays-solution », grâce à sa biodiversité, ses cours d’eau et ses tourbières. Il a également annoncé la mise en place par le Gouvernement de l’initiative du couloir vert Kivu-Kinshasa.
Selon lui, ce projet vise à renforcer la résilience écologique et à favoriser la conservation des forêts congolaises, tout en créant des opportunités de développement durable.
Pour Félix Tshisekedi, l’avenir de l’humanité est étroitement lié à la préservation des forêts. Il regrette que certaines personnes détruisent volontairement les forêts et les aires protégées du pays.
» L’écocide ne détruit pas seulement la nature, mais affecte aussi profondément les populations humaines », a souligné le Président Tshisekedi, invitant les participants à ce sommet à prendre, au cours de ces assisses, les bonnes décisions pour limiter la destruction de la nature.
Une grave atteinte portée à l’environnement
Le crime d’écocide a été officiellement soumis à l’examen des États membres de la Cour pénale internationale (CPI) par le Vanuatu, les Fidji et Samoa. Il s’agit, d’après les experts du secteur, d’une étape importante dans la lutte mondiale visant à ériger la destruction massive de l’environnement en crime international.
Les États signataires de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) se réunissent chaque année depuis 1995, sous l’égide des Nations Unies, pour évaluer les engagements pris dans le cadre de la Convention, du Protocole de Kyoto et de l’Accord de Paris. Ces assises constituent également une plateforme de dialogue entre divers acteurs, où le Pacte mondial des Nations Unies plaide pour un rôle accru du secteur privé comme vecteur de solutions dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030.
L’Ecocide est une grave atteinte portée à l’environnement, entraînant des dommages majeurs à un ou plusieurs écosystèmes, pouvant aller jusqu’à leur destruction.







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