La presse congolaise en deuil : Pascal Amisi décédé en France, à l’âge de 58 ans
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Par LM
La nouvelle est tombée dans la nuit de dimanche à lundi, à Rouen, en France : le journaliste congolais Pascal Amisi, figure respectée du paysage audiovisuel national, s’est éteint des suites d’une maladie. Ancien présentateur vedette du journal télévisé de Télé Kin Malebo (TKM), il appartenait à cette génération de journalistes formés à l’Institut des Sciences et Techniques de l’Information (ISTI), aujourd’hui UNISIC, pour qui la précision, la sobriété et le respect du public constituaient la marque du professionnalisme.
Sa disparition laisse un vide dans une profession en quête de repères éthiques et de figures de référence. Journaliste exigeant et fidèle à ses convictions, Pascal Amisi aura incarné jusqu’à la fin l’idée d’un journalisme digne, au service de la vérité et du citoyen.
Vive émotion dans les milieux médiatiques congolais
« C’est à 0 heure que j’ai reçu la nouvelle de la mort de Pascal Amisi par son jeune frère, Alain Amisi. C’est une perte immense pour la presse congolaise », a confié Tito Ndombi Kamakuluakidiko, ancien président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (Csac), exprimant sa compassion à la famille du défunt. Sur les plateaux de Télé Kin Malebo, son ton posé, son élégance et sa maîtrise du langage avaient conquis une génération de téléspectateurs.
Une génération de journalistes en héritage
Au-delà de l’écran, Pascal Amisi s’était engagé au service des institutions, notamment au ministère de la Communication et des Médias, où il fut membre du cabinet. Ce parcours illustrait une trajectoire rare : celle d’un professionnel capable de conjuguer la rigueur journalistique et la responsabilité publique, sans jamais trahir les principes d’indépendance et d’intégrité.
Sa disparition intervient à un moment où la presse congolaise se cherche entre mutation numérique et exigence de crédibilité. En lui rendant hommage, nombre de confrères rappellent le sens du devoir qu’il incarnait : celui d’un journalisme au service de la nation, non des clans. Dans le silence de Rouen, c’est toute une mémoire professionnelle qui s’éteint, mais c’est aussi une leçon qui demeure : celle d’un homme convaincu que la vérité, dite avec mesure, demeure la plus belle forme de courage.





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