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COP20 de la CITES : l’okapi de la RDC reçoit le plus haut niveau de protection

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COP20 de la CITES : l’okapi de la RDC reçoit le plus haut niveau de protection

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Par N.T.

Les délégués de 183 pays se sont réunis pendant deux semaines dans la ville de Samarcande, en Ouzbékistan, pour la COP20 de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction). Cette conférence a pris fin vendredi 5 décembre. La Cites est un organisme majeur pour, non seulement la protection de la biodiversité, mais également la lutte contre la criminalité internationale. Les participants à cette conférence ont donc mis à jour pendant deux semaines les listes des espèces dont le commerce doit être interdit ou encadré pour éviter leur disparition, avec de nombreuses avancées et quelques inquiétudes.

Ainsi, le trafic de 700 espèces animales et végétales est interdit. Le trafic illégal d’animaux et de plantes sauvages rapporte au moins 100 milliards de dollars par an aux réseaux criminels internationaux. En réponse, les décisions de la Cites sont essentielles et cette édition n’en a pas manqué.

L’okapi de la République Démocratique du Congo et les iguanes des Galapagos ont reçu, au cours de cette conférence, le plus haut niveau de protection, à l’inverse des anguilles. L’okapi est un mammifère unique et endémique de la RDC, apparenté à la girafe (surnommé « la girafe de forêt »), avec des rayures de zèbre, une langue bleue et menacé d’extinction par le braconnage et la déforestation. C’est un symbole national et culturel important de la RDC. On trouve l’okapi dans les forêts tropicales du Nord-Est de la RDC (Ituri et Haut-Uele). C’est un animal solitaire, très timide, actif surtout la nuit. Il se nourrit de feuilles.

700 espèces d’animaux interdits de commerce international

Le trafic illégal d’animaux et de plantes sauvages rapporte au moins 100 milliards de dollars par an aux réseaux criminels internationaux. En réponse, les décisions de la CITES sont essentielles et cette édition n’en a pas manqué. Cette édition de la COP20 de la CITES a pris des mesures de protections renforcées pour plus de 70 espèces de requins, au rôle majeur pour les écosystèmes.  » Le requin baleine, le requin océanique, mais aussi les raies mantas sont désormais interdits de commerce international », a expliqué Susan Lieberman, la vice-présidente de la Wildlife Conservation Society. « Et pour d’autres espèces de requins, le commerce est désormais encadré par la CITES, notamment ceux braconnés pour leur huile de foie. Le combat n’est pas fini, mais au moins on commence à avoir des règles, d’autant plus que toutes ces propositions ont été très largement adoptées », a-t-elle indiqué

Quarante mille espèces d’animaux et de végétaux sont aujourd’hui concernées par les décisions de la CITES, qui interdit tout commerce pour 700 d’entre elles. La lutte contre le commerce d’ivoire est l’une des réussites emblématiques de la CITES. Malgré cela, à chacune des COP – des conférences des parties signataires de cette convention – certains veulent alléger ces restrictions.

La demande est cette fois portée par la Namibie et rejetée à une écrasante majorité, une bonne nouvelle pour la protection des éléphants africains.
Une autre résolution a cependant été rejetée, le projet ambitieux du Sénégal d’intégrer la politique  » une seule santé  » dans le cadre de la CITES. Ce concept, adopté par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), stipule que la bonne santé des écosystèmes et celle des personnes sont liées : lutter contre la déforestation, par exemple, protège la nature, mais également les humains, en limitant le risque d’apparition de zoonoses, les maladies d’origine animale.