Matadi : à quand l’évacuation promise des véhicules et épaves abandonnés sur la voie publique !
Partager
Par Dieudonné Muaka Dimbi
L’opinion publique s’en souvient : il y a quelques semaines, le maire de Matadi, Dominique Nkodia Mbete, annonçait avec fermeté l’évacuation de tous les véhicules et épaves abandonnés, encombrant les principales artères de la ville. Mesure saluée par la population, tant ces carcasses et véhicules immobilisés sont aussi à l’origine d’embouteillages monstres, d’accidents évitables et d’un désordre urbain devenu insupportable.
Pour permettre une mise en conformité volontaire, un délai avait été fixé d’un commun accord avec les propriétaires : le 1er décembre 2025. Passée cette date, l’exécutif urbain devait passer impérativement à l’action.
Mais en ce mardi 9 décembre, force est de constater que l’opération tant attendue n’a toujours pas démarré. A Matadi, capitale du Kongo Central, les habitants s’interrogent : Qu’est-ce qui retarde l’application de cette décision ?
Ce programme s’inscrit pourtant dans le cadre plus large des mesures de restriction imposées aux véhicules de gros tonnage et de la délocalisation de certains parkings urbains, mesures censées désengorger la circulation.
Les Matadiens rappellent que décembre est traditionnellement le mois le plus intense de l’année : flux massif de véhicules, motos, tricycles, piétons… etc. Les fêtes de Noël et de Nouvel An font exploser le trafic. Ignorer ce contexte reviendrait à accentuer davantage un chao déjà palpable dans les rues.
Pendant ce temps, une simple ronde dans la ville suffit pour constater que la quasi-totalité des véhicules concernés par la décision du maire restent encore stationnés aux mêmes endroits comme si de rien n’était. Pourtant, il leur avait été clairement signifié que le jour où l’opération débuterait, tout véhicule abandonné ou stationné irrégulièrement sera immédiatement acheminé à la fourrière, et sa récupération ne sera possible qu’après paiement d’amendes particulièrement salées.
Quant aux épaves laissées à l’abandon sur la chaussée, elles seront détruites sans autre forme de procès, ou vendue comme mitrailles à l’entreprise Golbert, conformément à la décision urbaine. Malgré les retards, une incertitude demeure : l’autorité urbaine finira par appliquer sa décision. Et lorsque les opérations commenceront, elles risqueraient d’être plus strictes qu’attendu.







Visit Today : 522
Visit Yesterday : 2701
This Month : 52063
This Year : 52064
Total Visit : 2183472
Hits Today : 1032
Who's Online : 11