La RDC présentée comme un acteur clé de la transition énergétique mondiale
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Par Tantia Sakata
La Première Ministre, Judith Suminwa, a pris part, le 14 janvier 2026 à Abu Dhabi, au Sommet de haut niveau du Forum Global South Utilities (GSU), qui se concentre sur les pays du Sud, rapporte une dépêche de la Cellule de communication de la Primature. La cheffe de l’exécutif national a plaidé pour la reconnaissance du rôle crucial des pays du Sud, et en particulier de la République Démocratique du Congo (RDC), en tant que pays solution dans la transition énergétique. C’était face à un public composé de décideurs politiques, de développeurs, de financiers et d’acheteurs d’énergie.
Dans son discours, Judith Suminwa a souligné que l’Afrique, bien qu’ayant le plus grand potentiel en énergies renouvelables, est le continent le plus touché par le déficit d’accès à l’électricité. » Sur près de 600 millions de personnes dépourvues d’électricité dans le monde, plus de 83 % se trouvent en Afrique « , a-t-elle déclaré.
Elle a également mis en évidence l’écart alarmant entre ce potentiel énorme et les investissements nécessaires pour le développer. Pour Judith Suminwa, la transition énergétique mondiale dépendra largement des pays du Sud, une vision partagée par d’autres dirigeants africains présents, tels que Michael Randrianirina, Président de Madagascar, et Lucia Witbooi, vice-Présidente de la Namibie.
Des partenariats pour des solutions durables
La Première Ministre a affirmé que le Forum favorise l’émergence de solutions à ces défis, tout en insistant sur le fait que le Sud doit élaborer ses propres réponses, basées sur des partenariats réalistes et équilibrés. La RDC est prête à assumer un rôle de leader.
« Notre pays possède à lui seul plus de la moitié du potentiel africain en énergies renouvelables », a-t-elle affirmé, tout en présentant le potentiel énergétique de la RDC. Il s’agit de plus de 100 000 mégawatts d’hydroélectricité, incluant le site d’Inga avec une capacité totale de 44 000 mégawatts, et un potentiel substantiel en énergie solaire, éolienne et biomasse, avec plus de 8000 sites de mini-réseaux solaires.
En plus de ces ressources, la RDC est riche en minerais critiques comme le cobalt, le cuivre et le lithium, essentiels à la production de batteries électriques et à la transition énergétique. Selon la Première Ministre, la RDC ne souhaite pas se limiter à un rôle de simple fournisseur de ressources.
« Nous visons clairement à devenir un acteur industriel dans cette transition énergétique à l’échelle mondiale, » a-t-elle déclaré, soulignant les efforts réalisés grâce au Code des investissements pour encourager ce changement.
La paix, clé des succès climatiques
Judith Suminwa a accueilli l’essor des investissements privés en RDC, notamment dans le solaire photovoltaïque, rendu possible grâce à des mesures incitatives gouvernementales telles que le Fonds Mwinda, qui facilite l’électrification des zones rurales et périurbaines. Elle a également appelé les partenaires et investisseurs à participer à des partenariats bénéfiques pour tous.
Consciente que le conflit dans l’Est de son pays entrave ces efforts, elle a souligné que la consolidation de la paix en RDC constitue non seulement une priorité nationale, mais aussi un enjeu collectif pour les engagements climatiques et énergétiques du Sud.






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