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Conflit dans l’Est de la RDC : Le projet de dialogue évoqué à DavosLe sujet a fait l’objet d’un entretien entre F. Tshisekedi et le roi Philippe de Belgique

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Conflit dans l’Est de la RDC : Le projet de dialogue évoqué à DavosLe sujet a fait l’objet d’un entretien entre F. Tshisekedi et le roi Philippe de Belgique

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Par DMK

Le Président congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, prend part au Forum économique mondial qui se tient à Davos, en Suisse. En marge de ces assises, le Président de la RDC a échangé avec le roi Philippe de Belgique, en présence du Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prevot, sur la grave crise sécuritaire et humanitaire qui sévit dans l’Est du pays, suite à l’occupation des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M 23.

Cet échange a été aussi l’occasion pour le Chef de l’Etat congolais d’évoquer avec ses hôtes les contours du projet de dialogue politique que proposent les confessions religieuses et quelques leaders de l’opposition congolaise.

La France appelle aussi à un dialogue inclusif

Alors que l’Union Africaine, à travers son médiateur togolais, Faure Gnassingbé, multiplie les contacts diplomatiques pour restaurer une paix durable dans l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs, la France vient de joindre sa voix à celles de ceux qui pensent que la solution à cette crise se trouve dans la tenue d’un vrai dialogue. Dans une communication datée du 19 janvier 2026, la France, par la voix de son ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, préconise le dialogue inter congolais comme solution à cette crise. L’Hexagone considère cette initiative comme complémentaire aux processus en cours Doha, Washington et à la médiation africaine.

Sur le plan diplomatique, cette idée progresse certes. Mais, sa mise en œuvre reste semée d’embûches, dans un contexte politique et sécuritaire toujours très tendu.
Selon Paris, pour parvenir à une paix durable en RDC, un dialogue national est nécessaire. Et ce dialogue est présenté comme un  » gage de concorde politique et d’unité nationale « . Autrement dit, un cadre où les acteurs congolais pourraient se parler, au-delà des clivages, pour tenter de recréer un minimum de consensus interne.

Le Gouvernement français précise que sa position sur ce conflit s’inscrit dans la continuité des démarches entreprises par les Églises catholiques et protestantes de la RDC qui, depuis plusieurs mois, plaident pour un dialogue inclusif.

Sur le terrain diplomatique, l’Angola disposerait déjà d’un projet d’agenda de dialogue élaboré avec l’appui technique des évêques catholiques et des pasteurs protestants.

L’aval du Chef de l’Etat

Mais, il reste à obtenir l’aval du Chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sur cette proposition de dialogue. Entretemps, le Chef de la diplomatie angolaise a fait le point sur ces consultations le week-end dernier, au cours d’une réunion convoquée par le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine.

À ce stade, plusieurs blocages subsistent : le camp de l’ex-Président congolais, Joseph Kabila, estime qu’il faut d’abord achever la mise en œuvre des protocoles restants de l’accord-cadre de Doha. Mais, le Président Félix Tshisekedi met en avant le respect préalable du cessez-le-feu, tandis que le groupe politico-militaire AFC/M23 dit attendre des clarifications de la part de l’Angola. Comme on le voit, l’idée du dialogue progresse et les consultations existent. Mais, les conditions politiques ne sont pas encore réunies pour son lancement effectif.