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A Kinshasa et dans l’arrière pays : Forte mobilisation pour la ville morte

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Il s’agit d’une manifestation voulue pour éviter les affrontements le même jour qu’une autre formation politique adverse qui a décidé d’organiser une marche de démonstration de force

Les membres de la Dynamique de l’opposition politique congolaise réunis le vendredi 12 février dernier au siège des Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité (FONUS), à Kinshasa, dans la commune de Kasa-Vubu, en prévision de la journée commémorative du 16 février. A cette occasion, ils ont lancé un appel à la population congolaise en l’invitant à observer une journée ville morte le 16 février prochain.

Le peuple congolais va ainsi honorer la mémoire des concitoyens, victimes de la barbarie du pouvoir en place à l’époque. La manifestation entend également rappeler à Joseph Kabila, en tant que président de la République, qu’il est le garant de la Constitution et qu’il est, de ce fait, tenu à la respecter et à la faire respecter par tous.

D’autre part, la ville morte a été décrétée pour éviter des affrontements qui ne pouvaient pas manquer de déboucher sur un bain de sang.

Les organisateurs de cette manifestation pacifique ont évité de tomber dans le piège de ceux qui ont programmé une marche le même 16 février à la suite de la leur décommandée par après.

La ville morte reste maintenue malgré les intimidations que sont entrain de subir les initiateurs de cette activité. Dans l’arrière pays, l’appel à la ville morte a été aussi lancé .C’est le cas au Kivu et dans le Haut-Katanga.

 » Yebela « 

Les acteurs politiques de l’opposition préviennent M. Kabila que le slogan  » Yebela  » n’est autre chose qu’une mise en garde contre toute tentative de briguer un troisième mandat, qui serait anticonstitutionnel.

Le slogan veut dire non au glissement, non à la présidence à vie, non à la violation de la Constitution, oui à l’organisation de l’élection présidentielle dans les délais Constitutionnels et oui à l’alternance politique.

Par cette démarche, l’opposition entend dénoncer les atteintes aux libertés fondamentales du peuple, qui lui sont pourtant garanties par la Constitution.

La Dynamique rappelle qu’il y a 24 ans, le 16 février 1992, plus de 2 millions de femmes et d’hommes avaient pris le courage de se lever, avec détermination, pour réclamer la réouverture de la conférence nationale souveraine, espoir pour l’instauration de la démocratie et d’un Etat de droit en RDC. Pour la

Dynamique, M. Kabila constitue le problème dans le pays.
Selon elle, Joseph Kabila  » Ayebela Kinshasa ezale Mboka te! Ezali Kongo bololo bamelaka ya ngo te ? » Ils ont eu gain de cause. L’interdiction de la conférence nationale a été levée et ses travaux se sont poursuivis.

Il y a 10 ans, le 18 février 2006, la Constitution actuelle, qui consacre une démocratie pluraliste, était promulguée. Cette Constitution adoptée par plus de 85% de la population a mis fin à la longue crise politique qu’a connu le pays pendant plusieurs années.

Aujourd’hui, la démocratie est de nouveau menacée et le processus électoral est délibérément retardé par des velléités dictatoriales et des tentatives malveillantes de violer la Constitution.

Les Congolais appelés à se mobiliser

Le peuple congolais est appelé à se mobiliser pour lancer un sérieux avertissement à Kabila et à tous ceux qui sont tentés par la violation de la Constitution pour rester au pouvoir à vie. A cet effet, la population congolaise est invitée à rester à la maison, à ne pas aller au travail et à ne pas envoyer les enfants à l’école.
La République Démocratique du Congo est un patrimoine commun, souligne la Dynamique de l’opposition politique congolais.

C’est donc un devoir sacré que de lutter, sans peur, pour que la démocratie, la sécurité et le développement s’y installent durablement.

Par JM

 

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