..."/>

A l’initiative du CLC , Marche du 25 février: la tension monte déjà !

marche de l'eglise catholique

A trois jours, organisations de la société civile, mouvements citoyens et partis d’opposition affichent leur détermination pour la réussite de cette grande manifestation pacifique.

A trois jours de la marche pacifique prévue par le Comité Laïc de Coordination (CLC) ce dimanche 25 février  pour exiger l’application de toutes les dispositions pertinentes de l’Accord du centre interdiocésain, il s’observe une grande mobilisation des masses populaires au sein des organisations de la société civile, des partis politiques de l’opposition et des mouvements citoyens pour la réussite de cette manifestation.

Dans un communiqué, le collectif d’Actions de la Société civile(CASC), plate-forme regroupant plusieurs organisations de la société civile et des mouvements citoyens, appelle la population  à  se mobiliser pour participer massivement à la marche pacifique prévue par le CLC ce 25 février, afin de  libérer l’avenir du pays.

A cet effet, le CASC exhorte la police et l’armée à s’abstenir de réprimer les manifestants, parmi lesquels se trouvent leurs propres enfants. A Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, la mobilisation est aussi totale, indiquent certaines sources. Les organisations de la société civile de cette partie du pays  affirment avoir déjà mis les bouchées doubles pour la réussite  de ce rassemblement.

Le CASC rappelle que les marches pacifiques organisées par le CLC sont conformes aux instruments juridiques nationaux et internationaux, entre autres l’article 26 de la Constitution, de l’article 11 de la charte africaine des droits de l’homme et des peuples, de l’article 20 de la DUDH et de l’article 21 du PIDCP. Mais   il regrette de voir que chaque fois ces manifestations sont organisées, elles sont violement réprimées.

Contexte politique difficile

La RDC traverse une période particulièrement trouble de son histoire, résultant de la tenue des élections dans les délais constitutionnels. Malgré les efforts déployés par les uns et les autres, notamment la société civile, l’opposition politique et des amis de la RDC à travers la Communauté Internationale et qui ont abouti à l’Accord politique obtenu sous la médiation de la CENCO, le régime en place persiste dans sa politique de la terre brulée, dans le seul but de  s’éterniser au pouvoir.

C’est pourquoi  le Comité Laïc  de Coordination  continue à mobiliser les  Congolais à travers le pays, par l’entremise des marches pacifiques,  pour  réclamer l’application réelle et intégrale de l’Accord de la Saint-Sylvestre. La marche pacifique prévue ce dimanche 25 février aura lieu dans un contexte non moins tendu, quand on sait que c’est la première manifestation de masses qu’aura à gérer Henri Mova Sakanyi,  le  » tout puissant  » Secrétaire général du PPRD et nouveau ministre de l’Intérieur et Sécurité que Joseph Kabila vient de nommer en remplacement d’Emmanuel Ramazani Shadary.

Et nul n’ignore que des jeunes iinstrumentalisés du PPRD qui arborent des bérets rouges ont décidé, de prendre désormais part aux manifestations des laïcs catholiques et de l’opposition dans l’unique but de les perturber, avec tous les risques de dérapages qu’une telle initiative comporte.

Professeur d’université et ancien activiste des droits de l’homme pour avoir été vice-président de l’ASADHO au Katanga (sa province natale), Mova Sakanyi a fait ses débuts en politique avec l’AFDL. Le nouveau ministre de l’Intérieur et Sécurité a été, dans un passé récent, ministre des Transports et Communication (deux fois), ministre des Affaires foncières,  de l’Environnement et Développement touristique, ministre de l’Information, Vice-ministre des Affaires étrangères, et même ambassadeur de la RDC en Russie et en Belgique.

En quoi sa gestion des manifestations publiques liées à l’expression de libertés d’opinions et aux réunions publiques sera-t-elle différente d’Emmanuel Ramazani Shadary ? Attendons voir.

Par GKM

*

*

Monter

Login

Lost your password?