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A travers le projet  » Babilika  » : La Fondation Panzi s’en va en guerre contre le viol de mineurs à Bukavu

Hôpital Général de Référence de Panzi

Cette équipe a eu une rencontre avec un groupe de femmes de la Paroisse Sainte Pierre Claver de Nguba. Au cours de cette rencontre organisée dans la salle Bakanja de ladite paroisse, l’équipe de la Fondation Panzi s’est entretenue avec une centaine de mamans, toutes fidèles de cette paroisse catholique.  Avec ces parents, la discussion a tourné autour des précautions à adopter pour mettre un terme aux actes de violences sexuelles dans le quartier Nyalukemba. Il sied de rappeler qu’il y a quelques semaines, 3 petits garçons d’une même famille ont été enlevés par un adulte qui aurait abusé sexuellement d’eux. L’âge de trois victimes varie entre 8 et 10 ans.

Dans la foulée, les parents ont pu identifier certains facteurs qui favorisent la prolifération de ces antivaleurs. Il s’agit notamment de la consommation excessive des boissons fortement alcoolisées, la prolifération des ciné-vidéo qui projettent toutes sortes de films, la pratique des jeux de hasard ainsi que le manque d’éclairage public le long des avenues.

Les participantes à cette réunion ont souligné la responsabilité de l’Etat dans la prolifération de ce genre de pratiques. En guise de recommandations, les mamans ont invité le  pouvoir public à plus de fermeté vis-à-vis de la consommation des boissons fortement alcoolisées. Elles ont suggéré que l’Etat poursuive en justice les producteurs et les fournisseurs de ces produits afin de dissuader les revendeurs et les consommateurs.
Concernant l’insécurité, les mamans ont demandé aux autorités municipales de fixer les heures de fermeture des marchés. Pour elles, les braqueurs et autres criminels profitent de l’obscurité nocturne pour réaliser leurs sales besognes.

A l’église pentecôtiste 8ème CEPAC Hébron

Le phénomène de viol et autres actes de violences étant contraire aux valeurs prônées par les religions, le projet Badilika a choisi de passer par les églises et de s’inspirer du message d’amour qu’elles véhiculent, pour combattre le mal.
C’est ainsi que l’équipe de Badilika a participé aux deux cultes du dimanche, organisés par la 8ème CEPAC Hébron Nguba. Au terme de chaque culte, le coordinateur du projet et la sensibilisatrice, qui l’accompagnait ont pu s’entretenir sur la problématique de viol, récurrente dans la communauté.

L’équipe de Badilika a également profité de ce moment pour présenter aux femmes de l’église les différents  services offerts par la Fondation Panzi et l’Hôpital de Panzi pour la prise en charge des pathologies gynécologiques, telles que les fistules urogénitales et recto-vaginale, ainsi que le prolapsus vaginal.

Les écoles n’ont pas été oubliées

L’équipe de Badilika a également organisé deux séances de sensibilisation, respectivement avec des élèves de l’école primaire de l’Académie La Renaissance et ceux du complexe scolaire Lapereaux. Grâce à une méthodologie appropriée, les enfants ont été sensibilisés sur les précautions à prendre pour éviter de tomber dans le piège des bourreaux.

A l’Académie La Renaissance, un total de 310 enfants a pris part à cette séance où l’on a abordé différents problèmes sociaux qui guettent les communautés, et qui peuvent avoir des incidences sur la vie en milieu scolaire. Le même exercice s’est poursuivi au complexe scolaire Lapereaux mais cette fois en face d’un auditoire plus complexe. Au sein de cette institution, l’équipe de la Fondation Panzi a échangé avec les élèves des cycles primaire et secondaire, toujours autour des mesures de prévention.

Cette campagne, qui a débuté dans le quartier Nyalukemba compte s’étendre à d’autres écoles de la ville de Bukavu et à d’autres confessions religieuses, afin de barrer la route à ce mal qui est en train d’envahir la ville de Bukavu, note une source proche de la Fondation Panzi.

Par GKM

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