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Affaire  » Bundu Dia Mayala  » : les pouvoirs publics appelés à négocier

Ne Mwanda Nsemi

Des voix s’élèvent de plus en plus pour appeler les pouvoirs publics à initier des négociations avec le mouvement politico-religieux dénommé « Bundu Dia Mayala » (BDM).

Cet appel a été réitéré par 2 223 personnes, soit 78% d’interviewés, sur un total de 2 818, dans le cadre d’un sondage d’opinion réalisé par radiookapi.net, un site Internet parrainé par la Mission de l’ONU pour la Stabilisation au Congo (MONUSCO).

Ces enquêtés pensent que, pour stopper les violences entre les adeptes de BDM et les forces de l’ordre, il importe de discuter avec ce mouvement en vue d’en connaître les revendications. Pour leur part, 370 interviewés (soit 13%) estiment nécessaire d’interpeller  le député national Ne Mwanda Nsemi, Chef du mouvement BDM, tandis que 260 (soit 9%) souhaitent voir les pouvoirs publics interdire les activités dudit mouvement.

Cette question a été soulevée après les affrontements ayant opposé, lundi 13 et mardi 14 février derniers dans la ville de Kinshasa, les adeptes de BDM aux forces de l’ordre qui voulaient mettre la main sur ce député national poursuivi pour outrage au Président de la République Joseph Kabila.

Selon les analystes, elle est de nature à influer négativement sur les efforts fournis par les parties prenantes au Dialogue Politique Inclusif qui, sous la houlette des évêques catholiques membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), a abouti à la signature de l’Accord du 31 décembre 2016 au Centre Interdiocésain de Kinshasa.

La voie des pourparlers paraît, sous cet angle, la mieux indiquée, afin d’éviter la perte des vies innocentes dans un pays comme la République Démocratique du Congo qui craque de toute part, à cause des guerres nées de l’incompréhension des détenteurs des rênes politiques.

Par Marcel Tshishiku

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