..."/>

Après les ministères régaliens, les dérapages à l’Assemblée nationale :Vives tensions entre CACH et FCC

????????????????????????????????????

Des sociétaires de l’ex MP ne mesurent pas bien le risque qu’ils encourent en multipliant les provocations à l’endroit de ceux qui les protègent auprès de plusieurs Congolais tenus malgré eux à la résignation

Ce qui se gèle à l’interne est sorti au grand jour le vendredi 7 juin au cours de la plénière à l’Assemblée nationale au cours de laquelle des députés bien étiquetés Front commun pour le Congo (FCC) sont allés au-delà de leurs prérogatives constitutionnelles en cherchant à s’attaquer aux deux ordonnances portant nomination des membres du conseil d’administration et de la direction générale à la SNCC et à la Gécamines. Dans son excès de zèle, Charles Nawej s’est permis un écart de langage déplorable en traitant le Président de la République d’inconscient.

Sans réaction de la part du bureau de l’Assemblée nationale, la séance s’est poursuivie comme si rien de gravissime n’était enregistré. Et pourtant, l’auteur de cet usage incontrôlé de la parole a bel et bien frôlé l’offense au Chef de l’Etat. Mme Jeannine Mabunda Lieko Mudiay a une grande part de responsabilité dans l’acte grave posé par un membre de sa famille politique.

Surtout que le compte Twitter lui attribué encourage la démarche de Charles Nawej et la prolonge même dans le but de contester les deux ordonnances présidentielles. Elle note : «la démocratie c’est aussi permettre que le débat se fasse de manière institutionnelle, une recommandation pour que le ministre en charge de ce secteur puisse veiller au respect des lois et surseoir à l’exécution d’actes qui semblent irréguliers… ».

Malheureusement, les arguments avancés sont sans soubassement juridique. Christophe Lutundula du groupe parlementaire Mouvement social-G7 est clair quand il s’est confié à RFI : «les ordonnances sont des actes administratifs  et depuis que le Parlement existe en RDC, on n’a jamais discuté des actes du Président» . L’élu de Katakokombe dans la nouvelle province du Sankuru issu du démembrement du Kasaï Oriental est même dépité et demande à ses collègues de l’Assemblée nationale de se taire.

A travers un Twitt en circulation, on découvre bien sa déception : «c’est honteux, inconstitutionnel, juridiquement indigeste et irrespectueux pour nous (Assemblée nationale) de débattre sur les actes/ ordonnances du Président de la République dont la signature est sacrée et n’a aucun rapport avec notre chambre, taisons –nous». Ceux qui cherchent à le contredire comme cet ancien gouverneur de province ayant appris le Droit par le système de téléconférence jusqu’à obtenir sa licence dans ce domaine hautement sensible sont vite ramenés sur terre.

Les messages que le Président de la République lit ou fait lire devant le Parlement ne donnent pas lieu à un débat, conformément aux dispositions de l’article 77 de la Constitution en vigueur depuis février 2006. Le FCC qui a obtenu le partage des ministères régaliens contre l’avis des Législateurs se trouve derrière un autre coup de force pour bien vider tous les pouvoirs reconnus à l’actuel Chef de l’État.

Il se trouve bénéficiaire d’une Loi fondamentale n’ayant même pas connu une touche de son parti politique dont les militants se mettent de nouveau debout pour la défendre. A l’ex MP de mettre fin à ce jeu malsain qui risque de se retourner contre ce groupe regorgeant des membres, moins modèles en matière de gestion de la chose publique.

A Jean-Marc Kabund-à-Kabund de bien veiller aux intérêts généraux et de servir de soupape de sécurité pour éviter des indélicatesses aux conséquences incalculables. Il est au bureau de l’Assemblée nationale au nom de la coalition CACH-FCC, mise sur pied dans le cadre d’un partenariat entre les deux plateformes devant évoluer sur base des réalités sociologiques connues de tous.

Espérons qu’au niveau des ténors de coalisés, un terrain d’entente a été trouvé pour atténuer les tensions lors de leur rencontre intervenue hier dimanche, à croire des sources proches de deux camps. Joseph Kabila a rencontré Félix Tshisekedi. Ce, après le retrait du FCC de la table des négociations destinées à la formation du Gouvernement de Sylvestre Ilunga Ilunkamba.

Par MKM

*

*

Monter

Login

Lost your password?